‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 109 sur 241 · I 1 •. • .1 i f^ • f elémeilt entre · texte numérisé non relu

I 1 •. • .1 i f^ • f elémeilt entre

biUons par les endroits qui sont les plus éloignes par les poies de leurs pôles, et qu'il y en entre aussi d'autre sans t^^^^m^n cesse par les endroits qui en sont les plus proches, vers son cen-

*■ * * tre,etsortde

Car, si nous supposons, par exemple, que le pre- là par lesenmier ciel AYBM * , au centre duquel est le soleil ^lo^ignél d» tourne sur ses pôles, dont l'un, marqué A, est l'aus- p°^*** tral , et B le septentrional , et que les quatre tourbillons KOLC qui sont autour de lui tournent sur leurs essieux TT, YY, ZZ, MM, et qu'il touche les deux marqués O et C vers leurs pôles , et les deux autres K et L vers les endroits qui en sont fort éloignés, il est évident, par ce qui a déjà été dit, que toute la matière dont il est composé , faisant effort pour s'éloigner de l'essieu AB , tend plus fort vers les endroits marqués Y et M que vers ceux qui sont marqués A et B ; et parcequ'elle rencontre vers Y et M les pôles des tourbillons O et C qui ont peu de force pour lui résister , et qu'elle rencontre vers A et B les tourbillons R et L aux endroits les plus éloignés de leurs pôles, et qui ont plus de force pour avancer de R et d'L vers S que les parties qui sont vers les pôles du ciel S n'en ont pour avancer vers L et vers K , il est

> Voyez planche IV, figure i.

évident aussi que celle qui est aux endroits K et L doit s'avancer vers S, et que celle qui est à l'endroit S doit s'avancer et prendre son cours vers O et vers C.

^ ,.,7^- Cela se devroit entendre de la matière du second

Qu lin en est

pas de même élément aussi bien que de celle du premier, si* quelélément, qucs causes particulières n'empêchoient ses petites parties de » s'avancer jusquç là; mais parceque l'agi- . tation du premier élément est beaucoup plus grande que celle du second, et qu'il est toujours très aisé à ce premier de passer par les petits intervalles que les parties du'second, qui sont rondes, laissent nécessairement autour d'elles ; quand même on supposeroit que toute la matière , tant du premier que du second élément, qui est comprise dans le tourbillon L, commenceroit en même temps de se mouvoir d'L vers S, il faudroit néanmoins que celle du premier parvînt au centre S plus tôt que celle du second ; et cette matière du premier étant ainsi parvenue dans l'espace S , pousse d'une telle impétuosité les parties du second , non seulement vers l'écliptique ^g", ou MY, mais aussi vers les pôles fd, ou AB, comme j'expliquerai tout maintenant, qu'elle empêche que les petites boules qui viennent du tourbillon L n'avancent vers S que jusques à un certain terme qui est ici marqué par la lettre B ; le même se doit entendre du tourbillon K et de tous les autres.

De plus, il fajut remarquer que les parties du 71* second élément qui tournent autour du centre L cauw de cette n'ont pas seulement la force de s'éloigner de ce ^^<^''»*** centre, mais au&si celle de retenir la vitesse de leur mouvement , et que ces deux effets sont- en quelque façon contraires l'un à l'autre ^ parceque, pendant qu'elles tournent dans le tourbillon L, l'es-^ pace dans lequel elles peuvent s^étendre est limité en quelques endroits de la circonférence qu'elles décrivent par les autres tourbillons qu'il faut imaginer au - dessus et au - dessous du plan de cette figure : de façon qu'elles ne peuvent s'éloigner davantage de ce centre vers l'endroit B,,oii leur espace n'est pas ainsi limité , si ce n'est que leur vitesse y soit d'autant plus diminuée qu'il y aura plus d'espace entre L et B qu'entre le même L et la superficie de ces autres tourbillons. Ainsi , quoique la force qu'elles ont à s'éloigner du centre L soit cause qu'elles s'en éloignent davantage vers B que vers les autres côtés , parcequ'elles y rencontrent les parties polaires du tourbillon S, qui ne leur font pas beaucoup de résistance , toutefois la force qu'elles ont de retenir leur vitesse est cause qu'elles ne s'en éloignent pas sans fin , et qu elles n'avancent pas jusques à S. Il n'en est p^s de même de la matière du premier élément : car , encore qu'elle s'accorde avec les parties mi second , en ce que , tournant comme elles dans les tourbillons qui

la contiennent, elle tend à s'éloigner de leurs centres 5 il y a néanmoins cette différence , qu'elle peut s'éloigner de ces centres sans rien perdre de sa vitesse , à cause qu'elle trouve de tous côtés des passages entre les parties du second élément qui sont à peu près égaux les uns aux autres , ce qui fait qu'elle coule sans cesse vers le centre S par les endroits qui sont proches des pôles A et B , non seulement des tourbillons marqués R et L, mais aussi de-plusieurs autres qui n'ont pu être commodément représentés en cette figure, parcequ'ils ne doivent pas être tous imaginés en un même plan, et que je ne peux déterminer leur situation, ni leur grandeur , ni leur nombre , et qu'elle passe du centre S vers les tourbillons O et C, et vers plusieurs autres semblables , dont je n'entreprends point aussi de déterminer ni la situation , ni la grandeur, ni le nombre , ni même dé déterminer si cette même matière retourne immédiatement d'O et C vers R et L , ou bien si elle passé par beaucoup d'autres tourbillons plus éloignés d'S que ceuxci, avant que d'achever le cercle de son mouvement.

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