‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 113 sur 241 · Ensuite de quoi il est aisé de connoître combien · texte numérisé non relu

Ensuite de quoi il est aisé de connoître combien

n'envoie pas la matière du premier élément contribue à l'action

seulement sa * *i*a. • 11*^

lumière vers ^"^ J® crois devoir être prise pour la lumière, et réciiptiqne , commcut cette action s'étend de tous côtés , aussi

mais aussi

▼ers les pôles, bien vers les pôles que viers l'écliptique; car, pre-

TKOISI£At£ PARTIE^ Zl^'5

mièrement) si nous supposons quil y ait en quelque endroit du ciel vers l'écliptique , par exemple en Tendroit marqué H , un espace assez grand pour contenir une ou plusieurs des petites boules du second élément, dans lequel il n'y ait que de la matière du premier, nous pourrons Éacilement re-' marquer que les petites boules qui sont dans le cône dRf, lequel a pour base l'hémisphère def, se doivent avancer toutes en même temps vers cet espace pour le remplir.

£t î'ai déjà prouvé c^i toudiant les petites 78. boules qui sont comprises dans le triangle qui a renvoie vers pour sa base l'écliptique du soleil , bien que je ne i'««^p^<ï"«considérasse point encore que la matière du premier élément y contribue; mais le même peut maintenant être encore mieux expliqué par son moyen, non seulement touchant les petites boules qui sont en ce triangle, mais aussi touchant toutes les autres qui sont dans le cône dRf: car, en tant que cette matière compose le corps du soleil, elle pousse aussi bien celles qui sont dans le demi-cercley^/'^ et généralement toutes celles qui sont dans le cône dRf, que celles qui sont dans^ le demi - cercle qui coupe def à angles droits au point e; d'autant qu'elle ne se meut pas avec plus de force vers l'écliptique e que vers les pôles d et f, et vers toutes les autres parties de la superficie sphérique def g ;

eU en tant que nous la supposons remplir l'espace H,

elle est disposée à sortir du lieu où elle est pour ^aller vers C, et de là ^ passant par les tourbillons L et K, et autres semblables, retourner vers S. C'est pourquoi elle n'empêche en aucune façon que toutes les petites boules comprises dans le cône dHf ne s'avancent, vers H; et, en même temps qu'elles s'avancent , il vient des tourbillons R et L, et semblables, autant de matière du premier élément vers le soleil qu'il en entre de celle du second en l'espace H.

^ 79; Et tant s'en faut qu'elle les empêche de s'avan-

Combienil . ^ ^ ^ *

est aisé quel- ccr aîusi vcrs H, que plutôt elle les y dispose; car,

quefoisaux . ^ . . . i \ ^•

corps qui se puisque tout corps qui se meut tend à continuer

meuvent d'é- . i* i«. •• *9* r

tendre extrê- ^^^ mouvemcut cu liguc droite, ainsi que j ai prouve mement loin ci-dcssus, cctte matière du premier élément qui est

leur action. ^ , ^

en l'espace H étant extrêmement agitée, a bien plus de facilité à passer en ligne droite vers C , qu'à tournoyer dans le lieu où elle est ; et, n'y ayant point de vide en la nature, il est nécessaire qu'il y ait toujours tout un cercle de matière qui se meuve ensemble en mêmetemps, ainsi que j'ai aussi prouvé ci-dessus. Mais d'autant plus que le cercle de la matière qui se meut ainsi ensemble est grand, d'autant plus le mouvement de chacune de ses parties est libre, à cause qu'il se fait suivant une ligne moins courbée ou moins différente de la droite ; ce qui peut servir pour empêcher qu'on ne trouve étrange que souvent le mouvement des plus petits

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