‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 114 sur 241 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

corps étende son action jusques aux plus grandes distances , et ainsi que la lumière du soleil et des étoiles les plus éloignées passe en un moment jusques à la terre.

Ayant ainsi vu comment le soleil agit vers l'é- ^o-

Comment le

cliptique , nous pouvons voir en même façon ,com- «oieU enToie

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ment il agit vers les pôles, si nous supposons quil y^rs les pôles. s'y trouve quelque espace , comme par exemple au point N , qui ne soit rempli que du premier élément, bien qu'il soit assez grand pour contenir quelques unes des parties du second ; car, puisque la matière qui compose le corps du soleil pousse de tous côtés avec grande force la superficie du ciel qui, l'environne, il est évident qu'elle doit faire avancer vers N toutes les parties du second élément qui sont comprises dans le cône ^N^^ encore que peut-être ces parties n'aient en elles-mêmes aucupe disposition à se mouvoir vers là , car elles n'en ont aussi aucune qui les fasse résister à l'action qui les y pousse ; et la matière du premier élément dont l'espace N est rempli ne les empêche point aussi d'y entrer, à cause qu'elle est entièrement disposée à en sortir et à aller vers S remplir la place qu'elles laissent derrière elles en la superficie du soleil efg à mesure qu'elles s'avancent vers N. Et il n'y â en ceci aucune difficulté , bien qu'il soit besoin pour cet effet que , pendant que toute la matière du second élément qui est dans le cône e^g s'a-r

a46 LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE.

vance en ligne droite d'S vers N , celle du premie? se meuve tout au contraire d'N vers S; car celle-ci passant aisément par les petitis^ intervalles que les parties de rautre laissent autour d'elles , son mouvement ne peut empêcher ni être empêché par le leur ; ainsi qu'on v<Àt en une horloge de sable que l'air enfermé dans le vase d'en bas n'est point empédié de monter en celui d'en-haut par les petits grains de sable qui en descendent , bien que ce soit parmi eux qu'il doive passer.

, *'• Mais on peut faire ici iine question, savoir si les

être pas du petites boules dû cône tlfg sont poussées avec force vws les ^ai^tant de force vers N par la matière du soleil ^/icB^^r" toute seule, que celles du cône dïlfle sont vers H par la même matière du soleil , et avec cela par leur propre mouvement, lequel fait qu'elles tendent à s'éloigner du centre S ; et il y a grande apparence que cette force n'est pas égale , si on suppc^e que H et N soient également éloignés du point S : mais comme j'ai déjà remarqué que la distance qui est entre le soleil ei la circonférence du ciel qui renvi*ronne est moindre vers ises pôles que vers son écUptique , on doit, ce me semble , juger qu'afin qu'diles soient poussées aussi fort vers N que vers H, il faut que la ligne droite SH soit au moins aussi grande, au regard de la ligne SN, que SM au regard de SA; et il n'y a qu'un seul phénomène en la nature qui nous puisse faire savoir k vérité de ceci par expé-

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