TROISIÈME PARTIE
C et D, que je suppose plus proches, sjil n'y en a une qui s'avance devant l'autre, et qui par conséquent aille plus vite. Or, d'autant que toutes les parties du second élément qui composent le premier ciel tendent à s'éloigner du centre S , sitôt qu'il y en a quelqu'une qui va plus vite que celles qui en sont plus éloignées , cette vitesse lui donnant plus de force fait qu'elle passe au-dessus d'elles, tellement que ce sont toujours celles qui se meuvent le plus vite qui en doivent être les plus éloignées. Je ne détermine point quelle est la quantité de leur vitesse, parceque c'est par la seule expérience que nous pouvons l'apprendre, et cette expérience ne se peut faire que par le moyen des comètes, qui, comme je ferai voir, ci-après , traversent d'un ciel dans un autre, et suivent à peu près le cours de celui où elles se trouvent. Je ne détermine point non plus combien est lent le mouvement du cercle HQ, car nous ne le connoissons qu'autant que nous l'apprend le cours de Saturne, qui ne s'achève qu'en trente ans, et doit être compris dans ce jcercle , comme il paroitra de ce qui suit.
Il est aisé aussi da prouver qu'entre les parties po^^n^i du second élément qui sont au dedans du cercle ""*^ ^^^^
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HQ, celles qui sont les plus proches du centre S pins proches doivent faire leur tour en moins de temps que mrawmpi^» ceUes qui en sont plus éloignées, à cause que le ^î^fq'»®*^*»
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mouvement qu'a le soleil autour du même cen- peupinsiom/
tre doit augmenter leur vitesse : car, d autant qu'il se meut plus vite qu'elles et qu'il sort continuellement de lui quelques parties de sa matière qui coulent entre celles du second élément vers l'écliptique, pendant qu'il en reçoit d'autres vers les pôles, il est évident qu'il doit entradner avec soi toute la matière du ciel qui est autour de lui, jus-^ ques à une certaine distance. Et les limites de cette distance sont ici représentés par l'ellipse HNQR plutôt que par un cercle : car ,« encore que le soleil soit rond, et qu'il ne pousse pas moins fort les parties du ciel qui sont vers les pôles que celles qui sont vers l'écliptique , par l'action que j'ai dit devoir être prise pour sa ItuHière , il n'en est pas néanmoins de même de cette autre action par laqudle il «Qtraine avec soi celles qui sont ks plus proches de lui, parcequ'elle ne dépend que du mouvement circulaire qu'il (sût autour de son essieu, lequel sans doute a moins de force vers les pôles que vers l'écliptique; c'est pourquoi H et Q doivent être plus éloignés du centre S que N et R ; et ceci servira ci-après pour rendre raison de ce que les queuos .des comètes nous paroissent quelquefois droites, et quelquefois courbées.
PomLi ces ^' ^^ ^ ^® ^^ parties du second élément qui pins proi^es gout fort Droches du soleil se meuv^it plus vite que
4» soleil aont ^'- ^ ^ , *
plus fietitM celles qui eu sont un peu plus éloignées , jusques à