‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 115 sur 241 · TROISIÈME PARTIE. 2[\r · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. 2[\r

rience , à savoir lorsqu'il arrive quelquefois qu'une comète passe par une si grande partie de notre ciel, qu'elle est vue premièrement vers l'écliptiquef puis vers l'un des pôles, et après derechef vers l'écliptique; car alors on peut connoître, ayant égard à la diversité de sa distance,* si sa lumière ( laquelle^ ainsi que je dirai ci-après, lui vient du soleil) est plus forte à proportion vers l'écliptique que vers les pôles, ou bien si elle est seulement égale.

Il reste encore ici à remarquer que les parties ^a.

^ ^ ^ y Quelle diver-

du second élément qui sont les plus proches du «té à y a en centre de chaque tourbillon sont plus petites et \^^^^^ se meuvent plus vite que celles qui en sont quelque *»«»*« ^es

r ^L ^ T. x parties da se-

peu plus éloignées, et ce jusqu'à un certain terme, cond élément

qui compo-

au^delà duquel celles qui sont plus hautes se meu- sentie» deux.

vent plus vite que celles qui sont plus basses; et,

pour ce qui est de leur grosseur, elles sont égaks :

par exemple, on peut penser que* dkns le premier

ciel les plus petites parties du second élément sont

celles qui touchent la superficie du sokil, et que

celles qui en sont plus éloignées sont plus grosses, ^

selon les différents étages où elles se rencontrent

jusqu'à la superficie de la sphère irrégulière HNQR ;

mais que celles qui sont au-delà de cette sphère

sont toutes également grosses, et que celles qui

se meuvent le plus lentement de toutes sont en

la superficie HNQR : en sorte que les parties du

.>■• Aï

second élément qui sont vers H et Q emploient

peut-rêtre trente années ou plus à décrire un cer-r

jcle autour des pôles A et B ; au lieu que celles

qui sont plus .hautes vers M et, Y , et celles qui

sont plus basses vers e et g' ^ se meuvent si vite

qu'elles n'emploient que peu de semaines à faire

leur tour.

• pourqnoi les Et, premièrement, il est aisé'de prouver que celles

da^iS^^ Q"* ^^^* ^^^^ M et y se doivent mouvoir plus vite

le premier que cclles qui sout plus bas vers H et Q : car, de ce

ciel «e men- , ,

vent piiu vite que j'ai supposé qu elles ont été au commencement

que celles qui ■ 1.^/1/'

en sont un du mopoe toutes égales ( ce que je pense avoir eu peu]^ns raison de supposer pendant que ie n'en avois

proche. ^^ ^ T. j

point qui m'obligeât de les estimer inégales ) , et de ce que le ciel qui les contient et qui les emporte avec 3oi cirçulairement, ^insi qu'un tourbillon, n'est pas exactement rond , tant à cause que les autres tourbillons qui le touchent ne sont pas égaux entre eux, comme aussi à cause qu'il doit être plus serré visà-vis des centres de ces tourbillons qu'aux autres endroits, il faut nécessairement que quelques unes de ses parties se meuvent quelquefois plus vite que les autres, à savoir lorsqu'elles doivent changer leur rang pour passer d'un chemin plus large en un plus étroit ; comipe , par exemple , on peut voir ici que les deux boules qui sont entre les points A et 6 ' ne peuvent passer entre les deux autres points

* Voyez planche IV, ^^ase a .

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