TROISIEME PARTIE. 25'J
la coquille d'un limaçon /tellement qu'elles puissent passer en tournoyant par les petits intervalles qui ont la figure du triangle curviligne FIG , et qui se rencontrent infailliblement entre trois boules lorsqu'elles s'entre-touchent. Car d'autant que ces parties cannelées peuvent être beaucoup plus longues que larges, et qu'elles passent fort prolnptement entre les parties du second élément, pendant que celles-ci suivent le cours du tourbillon qui les emporte autour de son essieu, on conçoit aisément que les trois canaux qui sont en la superficie de chacime doivent être tournés à vis ou comme une coquille, et que ces trois canaux sont plus ou moins tournés, selon qu'elles passent pso* des endroits qui sont plus ou moins éloignés de cet essieu , à cause que les parties du second élément tournent plus vite aux endroits qui en sont plus éloignés qu'aux autres qui en sont plus proches.
Et parcequ'elles viennent vers le milieu du ciel , 9»-
^ * Qu entre ces
de deux côtés qui sont opposés l'un à l'autre , à parties cannesavoir les unes du pôle austral, et les autres du v^OTnentd^^ septentridhal , pendant que tout le ciel tourne en ^^^^^^^
même sens sur son essieu, il est manifeste que ment tournées qne ccl-
celles qui viennent du pôle austral doivent être les qni vientournées en coquille d'un autre sens que celles tre^. qui viennent du septentrional ; et cette particularité me semble fort remarquable , à cause que
c'est principalement d'elle q^e dépend la force ou la vertu de l'aimant , laquelle j'expliquerai ciaprès.
?/*•, Mais afin qu'on ne croie pas que j'assure sans
que trois ca- raisou quc CCS partïcs du premier élément n'ont
nanx en la sn- . i f% , i ^ .
perficie de quc trois cauaux en leur superncie, nonobstant chacune. ^^ j^^ parties du second ne se touchent pas toujours de telle sorte que les intervalles qu'elles laissent entre elles aient la figure d'un triangle , on peut voir ici que les autres figures qu'ont les intervalles qui se trouvent entre, ces parties du se- ^ cond élément ont toujours leurs angles entièrement égaux à ceux du triangle FGI ; et qu'au reste elles se remuent incessamment, ce qui fait que les parties cannelées qui passent par ces intervalles y doivent prendre la figuré que j'ai décrite. Par exemple, les quatre boules ABCH', qui se touchent aux points KLGË, laissent au milieu d'elles un espace qui a quatre angles , chacun desquels est égal à chaque angle du triangle FGI ; et parceque ces petites boules , en se remuant , changent sans cesse la figure de cet espace, en sorte que tantôt il est carré , tantôt plus long que large , %t qu'il est aussi quelquefois divisé en deux autres espaces qui ont chacun la figure d'im triangle , cela fait que la matière du premier élément la moins agitée qui se trouve là est contrainte de se retirer vers un ou
' Voyez planche IV , figure 4.