TROISIÈME PARTIE
deux de ces angles, et de quitter ce qui reste de place à la matière la plus agitée, laquelle peut changer à tous moments de figure pour s'accommoder, à tous les mouvements de ces petites boules. Et si par hasard il y a quelque partie de cette matière du premier élément, ainsi retirée vers l'un de ces angles, qui s'étende vers l'endroit opposé à cet angle, au-delà d'un espace égal au triangle FGI, elle sera heurtée et divisée par la rencontre de la troisième boule lorsqu'elle s'avancera pour toucher les deux autres qui font l'angle où cette matière s'est retirée. Par exemple, si la matière qui n'est pas la plus agitée, après s'être retirée en l'angle G, s'étend vers D, plu^ loin que la ligne FI, la boule C, en roulant vers B, la chassera hors de cet angle, ou bien en retranchera ce qui l'empêche de fermer le triangle FGI. Et parceque les parties du premier élément qui sont les moins petites et les moins agitées doivent fort souvent, pendant qu'elles passent ça et là dans les cieux , se trouver entre trois boules qui s'avancent ainsi pour s'entre-toucher, il ne semble pas qu'elles puissent avoir aucune figure déterminée qui demeure en elles pendant quelque temps, excepté celle que je viens de décrire.
Or, encore que ces parties cannelées soient fort ,9^-
Qu entre les
différentes des plus petites parties du premier élé- partie» canne-
. • I . 11 , lées etles plus
ment, je ne laisse pas de les comprendre sous ce petites du pre-
verses grandeurs.
Comment
elles produi>-
mier élément nom dc premier élément, pendant qu'elles sont
il y en a d'une . , - , ,
infinité de di- autouF dcs parties du second , tant a cause que je ne remarque point qu'elles y produisent aucuns effets différents , comme aussi à cause que je juge qu'entre ces parties cannelées^t les plus petites il y en a de moyennes d'une infinité de diverses grandeurs , ainsi qu'il est aisé à prouver par la diversité des lieux par où elles passent et qu'elles remplissent.
Mais lorsque la aaatîère du premier élément compose le corps du soleil ou de quelque étoile, chessnrieM)- tout ce qu'il y a cu elle de plus subtil n'étant leiiousnries pQjjjj détourué par la rencontre des parties du
étoiles. r r r
second élément, s'accorde à se mouvoir tout ensemble fort vite; ce qui fait que les parties cannelées et plusieurs autres un peu moins grosses, qui , à cause de l'irrégularité de leurs figures, ne peuvent recevoir un mouvement si prompt , sont rejetées par les plus subtiles hors de l'astre qu'elles composent , et , s'attachant facilement les unes aux autres , elles nagent sur sa superficie, où, perdant la forme du premier élément, elles acquièrent celle du troisième ; et lorsqu'elles y sont en fort grande quantité, elles y empêchent l'action de sa lumière , et ainsi composent des taches semblables à celles qu'on a observées sur le soleil : ce qui se fait en même façon et pour la même raison qu'il sort ordinairement de l'écume hors des li-