‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 158 sur 241 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

courbes il n'y a qae la circulaire en toutes les parties de laquelle cet angle d'attouchement soit égal ; d'où il suit que les mouvements qui - s<5nt empêchés d'être droits par quelque cause qui lus détourne également en toutes leurs parties doivent être circulaires lorsqu'ils se font en une seule ligne, et sphériques lorsqu'ils se font fers tous les côtés de quelque superficie.

La seconde action dont j'ai entrepris ici de par- 20. 1er est celle qui rend les corps pesants, laquelle dc*k^»econdc a beaucoup de rapport avec celle qui fait que les **^^?,'* » *** \*' gouttes d'eau deviennent rondes ; car c'est la même *« i» pesanmatière subtile qui , par cela seul qu'elle se meut indifféremment de tous côtés autour d'une goutte d'eau , pousse également toutes les parties de sa superficie vers son centre, et qui, par cela seul qu'elle se meut autour de la terre , pousse aussi vers elle tous les corps qu'on nomme pesants, lesquels en sont les parties.

Mais, afin d'entendre plus parfaitement en quoi 21.

, , ., >. Que chaque

consiste la nature de cette pesanteur, il iaut re* partie de u marquer que si tout l'espace qui est autour de la ^^^il^^ terre, et qui n'est rempli par aucune de ses par- «oute seule, tîes , étoit vide , c'est-à-dire s'il n'étoit rempli que gère que ped'un corps qui ne pût aider ni empêcher les mouvements des autres corps (car c'est ce qu'on doit proprement entendre par le nom de vide ), et que cependant elle ne laissât pas de tourner en vingt-

sante.

quatre heures sur son essieu, ainsi qu'elle fait à présent, toutes celles de ses parties qui ne serdîent point fort étroitement jointes à elle, s'en sépareroient , et s'écarteroient de tous côtés vers le^ ciel , en même façon que la poussière qu'on jette sur une pirouette pendant qu'elle tourne n'y peut demeurer, mais est rejetée par elle vers l'air de tous côtés ; et, si cela étoit , tous les corps terrestres pourroient être appelés légers plutôt

que pesants.

**• Mais à cause Viu'il n'y a point de vide autour

En quoi cou- ± */ m:

sbte la légè- de la terre , et qu'elle n'a pas de soi-même la force tière du ciel. ^P^ ^^^ 4^ ^1^ toumc cn vmgt-quatrc heures sur son essieu , mais qu'elle est emportée par le cours de la matière du ciel qui l'environne, et qui pénètre partout en ses pores, on la doit considérer comme un corps qui n'a aucun mouvement, et penser aussi que la matière du ciel ne seroit ni légère ni pesante à son regard , si elle n'avoit point d'autre agitation que celle qui la fait tourner en vingt-qua'tre heures avec la terre ; mais que , d'autant qu'elle en a beaucoup plus qu'il ne lui en faut pour cet effet, elle emploie ce qu'elle a de plus, tant à tourner plus vite que la terre en même sens, qu'à faire divers autres mouvements de tous côtés , lesquels ne pouvant être continués en lignes si droites qu'ils seroient si la terre ne se rencontroit point en leur chemin , non seulement ils font

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