‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 157 sur 241 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

bien, si elles ne peuvent être ainsi ajustées, elle les sépare entièrement de ces autres et en fait un corps différent du leur. Ainsi il y a plusieurs impuretés dans le vin nouveau, qui en sont séparées par cette action de la matière subtile : car elles né vont pas seulement au-dessus ou au-dessous du vin , ce que Ton pourroit attribuer à leur légèreté ou pesanteur, mais il y en a. aussi qui s'attachent aux côtés du tonneau ; et, bien que ce vin demeure encore composé de plusieurs parties de diverses grosseurs et figures, elles y sont tellement agencées après qu'il est clarifié par l'action de cette matière subtile, que celui qui est au haut du tonneau n'est pas différent de celui qui est au milieu qu« vers le bas au-dessus de la lie : et on voit arriver le semblable en quantité d'autres liqueurs.

Le, troisième effet de cette matière céleste est '9-

9iir«i • 11 1 1^ troisième

qu elle fait devenir rondes les gouttes de toutes les effet , qai est

!• 1 5 11 .-•« ^ • d'arrondir les

liqueurs, iorsqu elles sont entièrement environ- gouttes de nées d'air ou d'une autre liqueur dont la nature ^^'*«'*"est si diâerente de la leur qu'elles ne se mêlent point avec elle, ainsi que j'ai déjà expliqué dans les Météores. Car, d'autant que cette matière subtile trouve des pores autrement disposés eu une goutte d'eau, par exemple, que dans l'air qui l'environne, et qu'elle tend toujours à se mouvoir suivant des lignes droites, ou le moins différentes

ces

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de la droite qu'il est possible , il est évident que k superficie de cette goutte d'eau empêche moins non seulement les parties de la matière subtile qui est en ses pores, mais aus^i les parties de celle qui est en l'air qui l'environne , de continuer ainsi leur mouvement suivant des lignes les plus droites qu'elles peuvent être sans passer d'un corps en l'autre, lorsque cette superficie est toute ronde, que si elle avoit quelque autre figure ; et que lorsqu'elle ne l'est pas, les mouvements de la matière subtile qui est en l'air d'alentour sont plus détournés par les parties de sa superficie qui sont les plus éloignées du centre que par les autres , ce qui est cau3e qu'elle les pousse davantage vers ce centre ; et , au contraire ^ les mouvements de celle qui est dans la goutte d'eau sont plus détour* nés par les parties de sa superficie qui sont les plus proches du centre, ce qui est cause quelle fait effort pour les en éloigner. Et ainsi la matière subtile qui est au dedans de cette goutte, aussi bien que celle qui est au dehors, contribue à Êiire que* toutes les parties de sa superficie sbient également distantes de son centre, c'est-à-dire à la rendre ronde ou sphérique. Pour mieux entendre ceci , on doit remarquer que l'angle que fait une ligne droite avec une courbe qu'elle touche est pliîs ^etit qu'aucun angle qui puisse être Eût par deux lignes droites , et que de toutes les lignes

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