‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 165 sur 241 · Ainsi plusieurs parties du troisième eenre se · texte numérisé non relu

Ainsi plusieurs parties du troisième eenre se

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les parties de sout asscmblécs vcit^ D , ct bicu qu'cUes n'aient 'sont^^rédm^tes peut-êtrc pas été d'abord toutes égales , ni entièà denx espe- i^ju^ui; semblables\ elles ont toutefois eu cela de

ces. '

commun , qu'elles n'ont pu s'attacher les unes aux autres , ni à aucuns autres corps , et qu'elles ont

QUATRIÈME PARTJB. oSq

suivi le cours de la matière du ciel qui couloit autour d'elles ; car c'est cela qui a été cause qu'elles se sont assemblées vers D. Et parceque la matière du ciel qui est là parmi elles n'a cessé de les agiter, et de faire qu'elles s'entre-suivent et succèdent à la place l'une de l'autre , elles ont 4» , par Récession de temps, devenir fort unies et glissantes, et à peu près d'égale grosseur , afin de pouvoir remplir les mêmes places ; en sorte qu'elles se sont toutes réduites à deux espèces , à savoir celles qui étoient au commencement les plus grosses sont demeurées toutes droites sans se plier , et les autres qui étoient assez petites pour être pliées par l'agitation de la matière du ciel se sont entortillées autour de ces plus grosses, et se sont mues conjointement avec elles. Or ces deux espèces de parties , dont les unes sont pliantes et les autres ne le sont pas, ont pu continuer plus aisément à se mouvoir, étant ainsi mêlé^ ensemble, qu'elles n'auroient pu faire étant séparées ; ce qui est cause qu'elles ne se sont point réduites à une seule espèce. Et bien qu'au commencement il y en ait eu de plus et de moins flexibles ou inflexibles par degrés , toutefois , parceque celles qui ont pu d'abord être pliées par l'action de la matière du ciel ont toujours continué par. après à être pliées et repliées en diverses façons par cette même action , elles sont toutes devenues fort flexibles, ainsi que

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autres.

des petites anguilles ou des bouts de cordes, qui sont si courts qu'ils ne se nouent point les uns aux autres. £t, au contraire, celles qui n'ont point été pliées d'abord ne l'ont pu être aussi par après; ce qui fait qu'elles sont toutes fort roides et inflexibles.

^37» Et il faut ici remarquer que le corps D a coni-

Commentle :i j. i m

corps marqué Hieiicé à être séparé des deux autres B et C avant en plusieurs qu'il* fusseut entièrement formés, c'est-à-dire avant que C fût devenu si dur que la matière du ciel ne pût serrer davantage ses parties, ni les faire descendre plus bas ; et aussi avant que les parties du corps B fussent toutes réduites à tel ordre que cette matière du ciel pût librement pas^ ser de tous côtés parmi elles en lignes droites. De façon qu'il y a eu encore plusieurs parties de ce corps B qu'elle a fait descendre, quelques unes desquelles ont été plus solides que celles qui composent le corps D, ,et les autres l'ont été moins. Or, pour celles qui l'ont été davantage, elles ont facilement passé au travers de ce corps D , parcequ'il est liquide; et, descendant jusques à C, quelques unes sont entrées dans ses pores, et les • autres , dont la grosseur ou la figure ne l'a pas permis, sont demeurées sur sa superficie; et ainsi le corps C a été divisé en plusieurs diverses régions, selon les diverses espèces de parties qui l'ont composé , et leurs divers arrangements ; en

sierae.

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