QUATRIÈME PARTIE
«orte qu'il y a même peut-être quelques unes de ces régions où il est entièrement fluide , à cause qu'il ne s'y est assemblé que des parties de telles figures , qu'elles ne se peuvent attacher les unes aux autres. Mais il est impossible d'expliquer tout.
Quant aux parties du troisième élément qui 38. ont été poussées hors du corps B par l'action de «'est formé un la matière du ciel, et qui étoient moins solides ^"^ auX»que celles du corps D, elles ont dû demeurer au- ««* ?u troidessus de sa superficie ; et d'autant que plusieurs avoient des figures irrégulières, ainsi que sont celles des branches d'arbres, ou semblables, elles se sont peu à peu entrelacées et attachées les unes aux autres, en sorte qu'elles ont composé le corps E , qui est dur et fort différent des deux liquides , B etD, entre lesquels il est. Et bien que ce corps E n'ait eu au commencement que fort peu d'épaisseur, et qu'il n'ait été que comme une petite peau DU écorce qui couvroit la superficie du corps D , il a du devenir peu à peu plus épais, à cause qu'il y a eu beaucoup de parties qui se.sont jointes à lui , tant de celles qui sont descendues du corps B, que de celles qui sont montées de D, en la façon que je dirai aux deux articles suivants. Et .parceque les actions de la lumière et de la cha* leur ont contribué à faire monter et descendre ces parties du troisième élément qui se sont join-
tes au corps E^, celles qui s'y sont jointes en chaque lieu durant l'été ou durant le jour ont été autrement disposées que celles qui s'y sont jointes l'hiver ou la nuit; ce qui a mis quelque distinction entre les parties de ce corps , en sorte qu'il est maintenant composé de plusieurs couches de matière qui sont comme autant de petites peaux étendues l'une sur l'autre.