‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 173 sur 241 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

à cause qu'ils sont fort irréguliers, et beaucoup plus avancés en un lieu qu'en l'autre.

Et on peut de ce qui a déjà été dit déduire les 56.

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causes particulières de toutes les diversités du flux peut rendre et reflux, pourvu qu'on sache que, lorsque la lune 'î^ies diff^ est pleine ou nouvelle, les eaux qui sont ^u milieu "^"iff* p*»]*""

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de l'Océan , aux lieux les plus éloignés de ses bords, flux et reflux. comme vers l'équateur et l'écliptique, sont le plus enflées aux endroits où il est six heures du soir ou du matin, ce qui £ût qu'elles s'écoulent de là vers les bords; et qu'elles sont au même temps le moin» enflées aux lieux où il est midi ou minuit, ce quLfait qu'elles y coulent des bords vers le milieu ; et que selon que ces bords sont p^is proches ou plus éloignés, et que ces eaux passent par des chemins plus ou moins droits et larges et profonds, elles y arrivent plus tôt ou plus tard, et en plus ou moins grande quantité : et aussi que les divers détours de ces chemins causé% par l'interposition des îles, par les différenfis profondeurs de la mer, par la descente des rivières, et par l'irrégularité des l>ords ou rivages , font couvent que les eaux qui vont vers un bord sont rencontrées par celles qui viennent d'un autre, ce qui avance ou retarde leur cours en plusieurs diverses façons; et enfin qu'il peut aussi être avancé oti retardé par les vents, quelques uns desquels soufflent toujours règlement en certains lieux à

certains temps ; car je crois qu'il n'y a rien de particulier à observer touchant les flux et reflux de la mer, dont la cause ne soit comprise en ce peu que je viens de dire.

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