‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 175 sur 241 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

mement jointes les unes aux autres, parceque ce sont elles qui ont été les premières à soutenir l'effort et rompre le^cours de la matière subtile qui passoit en lignes droites par les corps B et D, pendant que C se formoit ; mais que néanmoins étant assez grosses, et ayant des figures fort irrégalièrefe, elles n'ont pu s'ajuster si bien Tune à l'autre qu'il ne soit demeuré parmi elles plusieurs espaces assez grands pour donner passage à quelques unes des parties terrestres qui étoient au-dessus , comme particulièrement à celles du sel et de l'eau douce : mais que les autres parties de ce corps C , qui étoient au-dessous de ces plus hautes, n'ont point été si fermement jointes, ce qui est cause qu'elles ont pu être séparéeà par les parties du sel ou autres semblables qui venoient vers elles.

Et même il y a eu peut-être quelque endroit 58.

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au-oedans ou bien au-dessous de ce corps C, ou il derargentvif. s'est assemblé plusieurs de ces parties qui ont des figures si unies et si glissantes^ qu'encore que leur pesanteur soit cause qu'elles s'appuient l'une sur l'autre, en sorte que la matière du second élément ne coule pas librement de tous cotés autour d'elles, ainsi qu'elle fait autour de celles de l'eau , elles ne ' sont toutefois aucunement attachées l'une à l'autre, mais sont continuellement mues , tant par la matière du premier élément qui remplit tous les

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intervalles qu'elles laissent autour d'elles , que par les plus petites du second qui peuvent aussi passer par quelques uns dt ces intervalles , au moyen de quoi elles composent une liqueur qui , étant beaucoup plus pesante que l'eau, et n'étant aucunement transparente comme elle , a la forme • de l'argent vif. . .

^ .^?* ,.,» Outre cela, on doit remarquer que, comme

Dw inégalités ' T Tl '

de la ohaieor nous voyous que Ics taches qui s'engendrent

qui est en , i i i i /»

cette terre in- journellement autour du soleil ont des figures *""' fort irrégulière^ et diverses , ainsi la moyenne région de la terre njarquée M , qui est composée de même matière que ces taches, n'est pas égale-» ment solide partout , mais qu'il y a en elle quelques endroits où ses parties sont moins serrées qu'aux autres; ce qui fait que la matière du premier élément, qui vient du centre de la terre vers le corps C, passe par quelques endroits de cette moyenne région en plus grande quantité que par les autres , et ainsi a plus de force pour agiter ou ébranler les parties de ce corps C, qui sont audessus de ces endroits-là. On doit aussi remarquer que la chaleur du soleil, qui, comme il a été dit ci-dessus, pénètre jusques aux plus intérieures parties de la terre, n'agit pas également contre tous les endroits de ce corps C , parcequ'elle lui est plus abondamment communiquée par les parties de la terre extérieure E qui le touchent , que

chalear.

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