QUATRIÈME I^ARTIE
par les eaux D ; et que les côtés des montagnes qui sont exposés au midi sont beaucoup plus échauffés par le soleil que ceux qui regardent les pôles; et enfin que les terres situées vers l'équateur sont autrement échauffées que celles qui en sont fort loin, et que la vicissitude, tant des jours et des nuits que des étés et -des hivers , cause aussi en cela de la diversité.
Ensuite de quoi il est évident que toutes les pe- «o.
1 ^ . , Quel est l'ef-
tites parties de ce corps C ont toujours quelque fet de cette agitation , laquelle y est inégale , selon les lieux et les temps ; et ceci ne doit pas seulement être entendu des parties de l'argent vif , ou de celles du sel et de l'eau douce, et autres semblables, qui sont descendues de la terre extérieure E dans les plus grands pores de l'intérieure C , où elles ne sont aucunement attachées ; mais aussi de toutes celles de cette terre intérieure, tant dures et fermement jointes les unes aux autres qu'elles puissent être; non pas que ces parties ainsi jointes aient coutume d'être entièrement séparées par l'action de la cha-r leur ; mais comme nous voyons que le vent agite les branches dés arbres y et fait qu elles s'approchent et se reculent quelque peu les unes des autres , sans pour cela être arrachées ni rompues , ainsi on doit penser que la plupart des pairties du corps C ont diverses branches , tellement entrelacées et liées ensemble que la chaleur, en les ébran-
lant y ne les peut pas entièrement déjomdre^ mais seulement faire que les intervalles qui sont parmi elles deviennent tantôt plus étroits et tantôt plus larges. Et que d'autant qu'elles sont beaucoup plus dures que les parties des corps D et £ , qui descendent en ces intervalles quand ils s'élargissent ^ elles les pressent lorsqu'ils deviennent plus étroits ; et les frappant à diverses reprises , elles les froissent ou les plient en telle fiaçon qu'elles les réduisent à deux genres de figures qui méritent d'être ici considérés.
6t. Le premier genre vient des parties du sel, ou
s'engendrent autres semblablcs, assez dures et solides^ qui, étant ^onco™*f[fe* engagées dans les pores du corps C, y sont tellequi entrent irjaent prcssécs^ ct dgitées, qu'au lieu qu'elles ont été sition du yi- auparavant rondes et roides , ainsi que des petits ian,e\antrJs bâtous , clles deviennent plates et pliantes , en teismincraux. jj^^^^ fisiçon qu'uuc vcrgc de fcr ou d'autre métal
se change en une lame à force d'être battue à coups de marteau. Et de plus , ces parties des corps D ou E, ainsi aplaties , en se glissant çà et là con^* tre celles du corps C, qui les surpassent en dureté, s'y aiguisent et s'y polisisent en telle sorte que , devenant tranchantes çt pointues , elles prennent la forme de certains sucs aigres et corrosif», qui, montant par après vers Le corps £, où sont les mines , composent du vitriol , de l'alun , ou d^autres mii^raux , selon qu'ils se mélient en se congelant