‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 183 sur 241 · QUATRIÈME PARTIE. Sq · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. Sq

lesquelles y demeurent par après , bien que sou- ^»i^ *« vermuvent l'argent vif ne s'y arrête pas , à cause qu'étant fort fluide il passe outre , ou bien redescend ; mais il arrive aussi quelquefois qu'il s'y arrête , à savoir lorsqu'il rencontre plusieurs exhalaisons dont les parties fort déliées enveloppent les siennes, et par ce moyen lé changent en vermillon. Au reste , ce n'est pas le seul argent vif qui peut amener avec soi les métaux de la terre intérieure en l'extérieure, les esprits et les exhalaisons font aussi le semblable au regard de quelques uns , comme du cuivre , du fer et de l'antimoine.

Et il faut remarquer que ces métaux ne peuvent „ '^* . ,

J. T. r - Poarqaoi les

guère monter que des endroits de la terre inté* métaux ne se

, , trouvent

rieure auxquels touchent les pièces de l'extérieure qu'en certains

^ ^ -t f 11 1 endroits de la

qui sont tombées sur elle; comme par exemple en ^„^ cette figure ils montent de 5 vers V; et ce qui empêche qu'ils ne montent aussi des autres lieux , «st qu'jl y a de l'eau entre deux, au travers de laquelle ils ne peuvent être élevés ; ce qui est cause qu'on ne trouve pas des métaux en tous les endroits de la terre.

Il faut aussi remarquer que c'est ordinairement Po'w-qnoi

* ■■■ c est principa-

par le pied des montagnes que montent ces mé- lement au

taux , comme ici de 5 vers V; et que c'est là qu'ils montagne ,

s'arrêtent le plus aisément pour faire des mines **^e*frdeir

d'or , d'argent, de cuivre, ou semblables , à cause ^^^ ®° ^'^'

j, j rient, qu'ils se

qu il S y trouve quantité de petites fentes ou de trouvent.

Sgâ LES f>RINCIF£S DE LA PHILOSOPHIE.

pores fort larges que ces métaux peuvent remplir; et miéme qu'ils ne s'assemblent guère en ces montagnes que vers les côtés qui sont exposés au midi ou à l'orient , à cause que ce sont ceux que la chaleur du soleil, qui aide à les faire monter, échauffe le plus ; ce qui s'accorde avec l'expérience , parceque ceux qui cherchant des mines n'ont coutume d'en trouver qu'en ces côtés-là.

7^- Mais il ne faut pas espérer qu'on puisse jamais ,

mines sont en à f orcc dc crcuser , parvenir jusques à cette terre rieare,*rt*^ intérieure que j'ai dit être entièrement métalliqn'on ne san- q^^. ç^ ^ outrc que l'extéricure, qui est au-dessus, • jnsqncsàrin- est si épaissc qu'à peine la force des hommes

térienre. -^ iv? j i»

pourroit suffire pour creuser au-delà , on ne manqueroit pas d'y rencontrer diverses sources, par lesquelles l'eau sortiroit avec d'autant plus d'impétuosité qu'elles seroient ouvertes plus bas, en sorte que les mineurs ne pourroient éviter d'être noyés.

Page 1