QUATRIÈME PARTIE
que y lorsqu'elles sont grandes , elles chassent l'air ^
qui est sous elles avec fort grande violence , ainsi qu'est chassé celui qui est entre deux nues lorsque l'une tombe sur l'autre.
Or après que le feu s'est épris en quelque corps , o^il passe facilement de là dans les autres voisins , que bruié lorsqu'ils sont propres à le recevoir : car les parties du premier corps qui est enflammé étant fort violemment agitées par le feu , rencontrent celles des autres qui sont procheside lui, et leur communiquent leur agitation. Mais ceci n'appartient pas tant à la façon dont le feu est produit qu'à celle dont il est conservé^ laquelle je dois maintenant expliquer. Considérons, par exemple, le flambeau AB' qui est allumé, et pensons qu'il y a plusieurs petites parties de la cire ou autre matière grasse ou huileuse dont il est composé , comme aussi plusieurs du second élément, qui se meuvent fort vite fti tout l'espace CD, où elles composent la flamme , à cause qu'elles y suivent le cours du premier élément , et que , bien, qu'elles se rencontrent souvent et s'entre-poussent , elles ne se touchent pas toutefois de tant de côtés , et ne se soutiennent pas si bien (ainsi qu'elles font aux autres endroits où il n'y a point du tout de feu) qu'elles se puissent arrêter l'une l'autre, et s'empêcher d'être emportées par lui.
' Voyez planche tX , figure a.
* 9^- Penisons aussi que la matière du premier élé- ,
Ce que c'eut , •■■ . i •
qui conserve meut, quî est en grande quantité avec les parties amme. ^^ second et avec celles de la cire en cette flamme , tend toujours à en sortir, à cause qu'elle ne peut continuer son mouvement en ligne droite , qu'en s'éloignant du lieu où elle est ; et qu^elle tend même à en sortir en montant plus haut et s'éloignant du centre de la terre , à cause que , suivant ce qui a été dit ci-dessus , elle est légère, non seulement à comparaison des parties de l'air d'alentour, mais aussi à comparaison de celles du second élément qui sont en ses pores : c'est pourquoi ces parties de l'air et du second élément tendent aussi à descendre en sa place , laquelle elles occuperoient incontinent, et ainsi suffoqueroient cette flamme, si elle n'étoit composée que du premier; mais les parties de la cire qui commencent à suivre son cours dès lors qu'elles sortent de la mèche FG, vont rencontrer ces parties de ^^^ir et du second élément qui sont disposées à descendre en la place de la flamme , et les repoussent avec plus de force que ce premier élément seul ne pourroit faire , au moyen de quoi cette flamme se conserve. ^ 9'*. „ Et pàrceque ces parties delà cire suivent le
Pourquoi elle * ^ *
monte en cours du premier élément, elles tendent principa-
pouite, ctaou | ^
vientia fumée. Icment a moutcr en haut, ce qui est cause de la figure pointue. de la flamme; mais parcequ'elles ont plus de force que les parties de l'air d'alentour ,