‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 204 sur 241 · QUATRIEME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARTIE

un verre également de tous côtés , en telle sorte qu'un même degré de chaleur parvienne en même temps à toutes ses parties, il ne cassera point, à cause que tous ses pores s'élargiront également. De plus, le verre est transparent ,ij^ cause qu'ayant ' ^o.

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été liquide lorsqu il a été fait , la matière du feu est transpa-

rent.

qui couloit de tous côtés entre ses parties, y à laissé plusieurs pores par où le second élément peut après transmettre en tous sens l'action de la lumière, suivant des lignes droites; et il n'est pas besoin pour cela que ses pores soient exactement droits, il suffît qu'ils s'entre-suivent sans être fermés ni interrompus en aucun lieu : en sorte que si un corps étoit composé de parties exactement rondes qui s'entre-touchassent , et fussent si grosses que le second élément pût passer par les petits espaces triangulaires qui demeurent entre trois telles parties lorsqu'elles se touchent, ce corps seroit plus solide que n'est aucun verre que nous ayons, et ne laisseroit pas pour cela d'être fort transparent, ainsi qu'il a déjà été expliqué.

Mais lorsqu'on mêle parmi le verre quelques ^^i.

. , ', , . , . Comment on

métaux, ou autres matières, dont les parties resis*- le teint deditènt davantage , et ne peuvent pas si aisément être ^^î^.^'* polies par l'action du feu que celles des cendres dont on le compose, cela le rend moins transparent et lui donne diverses couleurs , à cause que ces parties des métaux étant plus grosses et autre-

ment figurées que ceUe$ des ceiklires, sivaiiceiit quelque peu au dedans de cevtai^s poife&, au Hioyeo de quoi elles chaugent Le monvemeat d€» partieil du second élém^ut qui y passent, et font que ce;^ parties passant par les autres y roulent en diverses façons \ et j'ai prouvé dans les Météores que c'est ce roulement qui cause les couleurs. Ce que c'est "^^ Tcstc, le v«rre peut être plié quelque pea qu'être roide ^j^^ ^ casser , comoie on voit cWirement Lorsqu'il

onfaire res-

sort, et pour- est tiré CQ ôlets fort déliés ; car, quand il est ainsi quditésc plié, il fait ressort coqime un arc, et tend à re-

â^ie v^ prendre sa première %ure. Et cette propriété de .plîer et iEaire ressort, qu'on peut appeler en un mot être roide , se trouve généralement en tous les corps dont les parties sont jointes par le parfait attouchement de leurs petites superficies , et non par le spul entrelacement de leurs bra«cbes; dont la raison contient trois circpustances : la premièi:e est que ces corps ont tous plusieurs pores par où il coule sans cesse quelque matière ; la seconde , que la figure de ces pores est disposée à donner Libre passage à cette matière , d'autant que c'est toujours par son action ou par quelque autre semblable qu'ils o^t été fondés, comme, par e;s;emple ,. Ipr^que le verre devient dur, ses pores, qui ont été élargis par l'action du fçu pendant qu'il étoit liquide, sont rétrécis par l'^tioii^ du second élément qui les ajuste à la gxoss^ir de ses

parties ; et la troisième est que ces corps ne peu-' veut être plies que la figure de leurs pores ne se change quelque peu, en sorte que la matière qui a coutume de les remplir, n'y pouvarit plus iîouler si facilement que de coutume, pousse les parties de ce corps qui l'en empêchent, e( ainsi fait effort pour les remettre en leur première figure. Par exemple, si, dans un arc qui n'est point bandé, les pores qui donnent passage au second élément sont exactement ronds , il est évident qu'après qu'il 4K bandé , ces mêmes pores doivent être un peu plus longs que larges, en forme d'ovales, et que les parties du second élément pressent les côtés de ces ovales, afi^i de les faire derechef devenir rondes; .et bien que la force dont elles les pressent, étant considérée en chacune de c^ parties en paiticu- Sier, ne soit pas fort grande, toutefois, à cause . qu'il y en a toujours un fort grand nombre qui agissent ensemble, ce n'est pas merveille qu'elles fassent que l'arc se débande ?vec beaucoup de violence. Mais si on tient un arc long-temps bandée principalement un arQ de bois ou d'autre matière qui ne soit pas des plus dures, la force dont il tend à se débander diminue avec ]ie temps ; dont ^ la raison est que les parties de la matière subtile qui pressent les côtés de ses pores , les élargisjaent peu à peu à force de couler par dedans, et ainsi les accommodant à leur JSgwre.

^^}' . Jnsques ici j'ai tâché d'expliquer la nature et

delà nature toutes les principales propriétés de l'air, de l'eau,

de Faimant. -. i r ^ i

des terres et du reu , parceque ce sont les corps qui se trouvent le plus généralement partout en cette région sublunaire que^nous habitons, de laquelle on les nomme les quatre éléments ; mais il y ' a encore un autre corps , à savoir l'aimant , qu'on peut dire avoir plus d'étendue qu'aucun de ces quatre, à cause que même toute la masse de la Mhre est un aimant , et que nous ne saurions aller en aucun lieu où sa vertu ne se remarque; c'est pourquoi, ne désirant rien oublier de ce qu'il y a de plus général en cette terre , il est besoin maintenant que je l'explique. A cet effet remettons-nous en la mémoire ce qui a été dit ci-dessus , en l'article 87 de la troisième partie, et aux suivants , totichant les parties cannelées du premier élément de ce monde visible; et appliquant ici à la terre tout ce qui a été dit en cet endroit-là, depuis l'article io5 jusques à l'article 109, de l'astre qui étoit marqué I , pensons qu'il y a en sa moyenne région plusieurs pores ou petits conduits parallèles à son essieu par où les parties cannelées passent librement d'un pôle vers l'autre ; et que ces conduits sont tellement creusés et ajustés à la figure de ces parties cannelées, que ceux qui reçoivent les parties qui viennent du pôle austral ne sàuroient recevoir celles qui viennent du pôle boréal ; et que

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