QUATRIÈME PARTIE
«tiivèc cela si difficile à plier, que le feu na pa^ ea fa force de lès rompre , et qu'elles ne Bont pas jointes ensemble par r^Htrelacement de leurs branches , mais par cela seul qu'elles se touchent immécliatem^t les unes les antres. Car il y à plusieurs corps qui softt mous à cause que leurs parties sont pliantes , ou du moins qu'elleii ont qoei<^es branches dont les extrémités sont plîa»'tes , et qu'elles ne sont jointes les un^ aux autres que par l'entrelacement de ces branches ; mais jamais ïes parties d*un corps ne peuvent être mieut; jointes que lorsqu'elles se touchent immédiatementi, et qu'elles ne sont point en action pour se mo^Toir séparément l'une de l'autre ; ce qui arrive ausc parttes du verr€ sitôt qu'il est retiré du feu, d'autant qu'elles sont si grosses et tellement posées les unes sur les autres , et ont des figures si irrégiilièreB et inégales , que l'air n'a pas la force d'entretenir en elles l'agitation que le feu leur avait donnée.
La cause qui rend le verre cassant est que ses las. parties ne se touchent immédiatement qu'en des ^°3ln superficies qui sont fort petites et en petit nombre. Et on ne doit pas trouver étrange que plusieurs <M!>rps beaucoup moins durs sont plus difficiles à diviser .* car cela vient de ce que leUrs partie étant engagées l'une daaas l'autre , ainsi que les anneau:! d'une chaîne , on peut bien les pliet*
dé tous côtés ^ mais nt>n pas poi^ cela les déjoin-
cassant.
dre sans les rompre; et qu'il y a bien plus de petites parties à rompre dans ces corps avant qu'ils soient entièrement divisés, qu'il 'n'y a de petites superficies à séparer dans le verre., iî»9- Mais la cause qui le rend plus cassant lorsqu'on
Pourquoi il
devientmoins Ic tire tout-à-coup du lourncau que lorsqu on le
cassant lors- ■. » . r • i* ^
qu'on le laisse laissc rccuire et se retroidir peu à peu, consiste en ^'^t^*"* ce que ses pores sont un peu plus larges lorsqu'il est liquide que lorsqu'il est froid , et que s'il devient froid trop promptement , ses parties n'ont pas loisir de s'agencer comme il faut pour les rétrécir tous autant l'un que l'autre ; de façon que le second élément qui passe par après dans ces pores fait effort pour les rendre égaux , au moyen de quoi le verre se casse; car ses parties ne se tenant que par des superficies fort petites /sitôt que deux de ces superficies se séparent, toutes les autres qui les suivent en même ligne se séparent aussi : c'est pourquoi les verriers ont coutume de recuire leurs verres, c'est'à-dire de les remettre dans le feu après les avoir faits , et puis de les en retirer par degrés , afin qu'ils ne devienn^it pas froids trop promptement. Et lorsqu'un verre froid .est,exposé au feu , en sorte qu'il s'échauffe beaucoup plus d'un coté que d'autre, cela le fait rompre, à cause que la chaleur dilate ses pores , et que les uns ne peuvent être notablement plus dilatés que les autres sans que ses parties se séparent. Mais si on chai>(fe