QUATRIÈME PARTIE
ligne ainsi coupée, qui se touchoient auparavant, et dont l'un est en Fune des pièces de l'aimant,. et l'autre en l'autre, y sont deux pôles de vertu contraire; en sorte que l'un tend à se tourner vers le nord , et l'autre vers le sud.
8. Que bien qu'il n'y ait que deux pôles en chaque aimant, l'un boréal et l'autre austral, il ne laisse pas d'y en avoir aussi deux en chacune de ses parties lorsqu'elle est seule , et ainsi que la vertu de chaque partie est semblable à celle qui est dans le tout.
9. Que le fer peut recevoir cette vertu de l'aimant lorsqu'il en est touché ou seulement approché.
1 o. Que selon le coté qu'on le tourne en l'approchant de l'aimant , it reçoit diversement cette vertu.
1 1 . Que néanmoins , de quelque façon qu'on an approche un morceau de fer, qui est beaucoup plus long que large, il la reçoit toujours suivant sa longueur.
12. Que l'aimant ne perd rien de cette vertu, encore qu'il la communique au fer.
i3. Qu'il la lui communique en fort peu de temps; mais que si le fer demeiu^e fort long-temps en une même situation contre l'aimant , elle s'y fortifie et s'y affermit davantage.
i4' Que le plus dur acier reçoit une vertu plus
forte, et retient celle qu'il a reçue beaucoup mieux que le fer commun.
1 5. Qu'il en reçoit davantage d'une bonne pierre que d'une moins bonne.
16. Que toute la terre est un aimant, et qu'elle communique aussi au fer quelque peu de sa vertu.
17. Que, bien que la terre soit grande, cette vertu ne paroît pas en elle si forte qu'en la plupart des pierres d'aimant, qui sont incomparablement plus petites.
1 8. Que les aiguilles touchées de l'aimant tournent leurs bouts l'un vêts le nord , l'autre vers le sud, ainsi que l'aimant, tourne ses pôles.
19. Mais que ni lès pôles de ces aiguilles, ni ceux des pierres d'aimant, ne se tournent pas si justement vers les pôles de la terre qu'ils ne s'en écartent souvent quelque peu, et ce plus ou moins, selon les divers lieux où elles sont.
20. Et que cela peut aussi changer avec le temps, en sorte qu'il y a ' maintenant' des lieux où cette déclinaison de l'aimant est moindre qu'elle n'a été au siècle passé , et d'autres où elle est plus grande.
21. Que cette déclinaison est nulle, ainsi que quelques Uns disent, ou peut-être qu'elle n'est, pas la même , ni si grande , quand un aimant est perpendiculairement élevé sur l'un de ses pôles, que lorsque ses deux pôles sont également distants de la terre.
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