‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 215 sur 241 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

lement de se tourner qu elle ne les wipêche pas pour cela de se mouvoir en ligne droite; dont la raison est-que les parties cannelées qui sortent de ces deux aimants, ne pouvant entrer de l'un dans l'autre, s,e doivent réserver entre deux quelque espace pour passer en l'air d'alentour. Par exemple, si l'aimant O " flotte sur l'eau dans une petite gondole , en laquelle il soit tellement planté sur son pôle boréal B qu'il ne se puisse mouvoir qu'avec elle, et que tenant l'aimant P avec la main, en sorte que son pôle austral a soit tourné vers A , le pôle austral de l'autre, on l'avance peu à peu de.P vers Y, il doit faire que l'aimant O se recule d'O vers Z avant que de le toucher , à cause que les parties cannelées qui sortent de l'endroit de chacun de cesi aimants qui est vis-à-vis de l'autre aimant doivent avoir quelque espace entre ces deux aimants par où elles puissent passer.

Des choses qui ont déjà été dites, on voit claire- i55. m^nt que si un aimant est divisé en deux pièces , lorsq^M^ai- 'suivant la ligne qui joint ses deux pôles, et qu'on ma^^t «st divitic^ne l'une de ces pièces pendue à un filet au- qoî ont été dessus de l'autre , elle se doit tourner de soi-même faicnt. et prendre une situation contraire à celle qu'elle a eue : car avant la division ses parties australes' étoient jointes aux parties australes de l'autre pièce, et les boréales aux boréales; mais lors-

» Voyez planche X , figure i.

G>mment il

qu'elles sont séparées, les parties cannelées qui sortent du pôle austral de l'une de ces pièces prennent leur cours par-dedans l'air vers le pôle boréal de l'autre; au moyen de quoi elles font que a S le pôle austral de celle qui est suspendue , se tourne vers B , le pôle boréal de l'autre , et b vers A.

\ On voit aussi pourquoi lorsqu'un aimant est arrive que diVisé , cu telle sortc que le plan de la division

deox parties '

d'un aimant coupe à augles droîts la ligne AB* qui joint ses cS^t*deWcn- deux poles, les deux points de cette ligne qui se nentdeuxpo- touchoicnt avaut qu'elle fut divisée, et qui sont

les de vertu *• *

contraire lors- l'unc cu l'unc de SCS pièccs, et l'autre en l'autre, ^ ^vise. comme sont ici b et a^ y sont deux poles de vertu contraire, à cause que les parties cannelées qui peuvent sortir par l'un peuvent entrer par l'autre. Comment la Dc plus , OU voit commcut la vcrtu de tout un en*chîi2^t^ aimant n'est pas d'autre nature que celle de chatitepièced'un cunc dc ses parties, encore quelle paroisse tout

aimant est , "^ x r

semblable à autreincnt en ses poles qu'ailleurs : car elle n'y

celle qui est , • ii i

dans le tout, ^st pas autrc pour cela; mais elle y est seulement plus grande , à cause que la ligne qui les joint est la plus longue, et qu'elle tient le milieu entre toutes les lignes suivant lesquelles les parties cannelées passent au travers de cet aimant , au moins dans un aimant sphérique, à l'exemple duquel on

I Voyez planche X , figure a.

9 Voyez planche X, figure 3.

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