‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 223 sur 241 · Il y en a aussi quelques uns qui admirent que · texte numérisé non relu

Il y en a aussi quelques uns qui admirent que

Comment les ,, it ii> a •;•■

deux pôles de bien que les deux pôles d un même aimant aient denti^uni'au- ^^^ vertus toutes Contraires, en ce qui est de se trc à soutenir toumcr vers Ic sud et vers le nord , ils s'accordent

lefcr. • ,

néanmoins et s'entr'aident en ce qui est de soutenir le fer ; en sorte qu'un aimant, armé de ses deux pôles , peut porter presque deux fois autant de fer que lorsqu'il n'est armé qu'en l'un de ses pôles. Par exemple, si AB" est un aimant aux deux pôles duavancées en dehors vers D et F, que le fe» G^ quel sont jointes les armures CD et EF, tellement qu'elles soutiennent les puisse toucher en des superficies assez larges , ce fer GH peut être presque deux fois aussi pesant que s'il ne touchoit qu'à Tune de ces deux armures. Mais la raison en est évidente à ceux qui considèrent le mouvement des parties cannelées qui a été expliqué; car, bien qu'elles soient contraires les unes aux autres en ce que celles qui sortent de l'aimant par l'un de ses pôles n'y peuvent rentrer que par l'autre , cela n'empé^ che pas qu'elles ne joignent leurs forces ensemble pour attacher le fer à l'aimant ; k cause que celles qui sortent d'A , le pôle austral de cet seimant , étant détournées par l'armure CD vers b^où elles font le pôle boréal du fer GH , coulienf de b vers a^ le pôle austral du même fer ; et d'à ^ par l'armure FE, entrent dans B, le pôle boréal de l'aimant;

■ Voyez planche X, figare 5.

iÔUATRlèME PARTIE. 4^^

cotnitie àus^i en faiêïiaé façon celles qui sortèht de fe Retournent circulairfemeht vers À par ET',HG et DC. Et ainsi elles attachent le Fer lautaht à l'une de ces armures qu'à l'autre.

Mais ce mouvement des parties cannelées ne ^ ^'^•.

i Pourquoi une

semblé pas s'accorder si'bien avec une autre pro- pirouette de

^ '■ ^ ^ ^ fer n^est point

priété de l'aimant , qui est de pouvoir soutenir en empêchée de Tair une petite pirouette de fer pendant qu'elle r^mt ^^^ tourne ( soit qu elle tourne à droite , soit à gauche), ^ *„|J^^ et de n'empêcher point qu'elle continue à se mouvoir étant suspendue à l'aimant plus long-temps qu elle ne ferôit étant appuyée sur une table. En effet , si les parties catmelées n'avoient qu^un mouvemefit droit , fet que le fer et l'aimant se pussent tellement ajuster que tous les pores de l'un se trouvassent exactement vis-à^vis de ceux de l'atitre, jecroirois que ces parties cannelées , en passant de l'un en l'autre, devroient ajuster ainsi tous leurs pores, et par ce moyen empêcher la pirouette dé tom^ner. Mais, parcequ'elles tournent elles-mêmes sans cesse les unes à droite , les autres à gauche , et quelles se réservent toujours quelque peu d'espacé entre les superficies dé l'aimant et du fer , par où elles cotilent de biais des pores de l'un eh ceux de l'autre , à cause qu'ils ne se rapportent pas les uns aux auti^es, elles peuvent tout aussi aisément passer des pores de l'aimant en ceux d'une pirouette lorsqu'elle tourne soit à droite, soit à

gauche, que ai elle étoit airetée, c'est pourquoi elles ne l'arrêtent point. Et parceque, pendant qu'elle est ainsi suspendue 9 il y a toujours quelque peu d'espace entre elle et l'aimant, son attouchement l'arrête bien moins que ne fait celui d'une table quand elle est appuyée dessus , et qu'elle la presse par sa pesanteur. 175. Au reste , la force qu'a une pierre d'aimant à

Comment * * * ^ . \

deux aimants soutcuir le fcr pcut diversement être augmentée aitoés pour OU diminuée par un autre aimant, ou par un autre 8'aid«r on morceau de fer, selon qu'il lui est diversement ap-

8 empêcher 'T. r

Pou ranire à pHqué : mais il n'y a en cela qu'une règle générale ter. , à remarquer, qui est qu^ toutes fois et quantes qu'un fer ou un ais^nt est tellement posé au regard d'un autre aimant qu'il fait aller quelques parties cannelées vers lui, il augmente sa force ; et au contraire, s'il est cause qu'il y en aille moins , il la diminue. Car , d'autant que les parties cannelées qui passent par uiji aimant sont en plus grand nombre ou plus agitées, il a d'autant plus de force, et elles peuvent venir vers lui en plus grand nombre et plus agitées d*un morceau de fer ou d'un autre aimant que de l'air seul, ou de quelque autre corps qu'on mette en leur place. Ainsi , non seulement lorsque le pôle austral d'un aimant est joint au pôle septentrional d'un autre, ils s'aident mutuellement à soutenir le fer qui est vers leurs autres pôles , mais ils s'aident aussi

QUATRIÈME PAETIE. 4^5

lorsqu'ils sont séparés à soutenir le fer qui est entre deux. Par exemple, l'aimant C est aidé par l'aimant F à soutenir contre soi le fer DE , qui lui est joint; et réciproquement l'aimant F est aidé par l'aimant C à soutenir en l'air le bout de ce fer marqué E ; car il pourroit être si pesant que cet aimant F ne le soutiendroit pas ainsi en l'air si l'autre bout marqué D, au lien^ d'être joint à l'aimant C, étoit appuyé sur quelque autre corps qui le retiendrôit en la place où il est sans empêcher E de se baisser.

Mais pendant que Taimant F est ainsi aidé par 176. l'aimant C à soutenir le fer DE, il est empêché par aimam^bi^ ce même aimant de faire approcher ce fer vers soi : ^^^u-ct kfer car il est a remarquer que pendant que ce fer tou- qui pend à un

A • f , , aimant plus

che C, il né peut être attiré par F, Jeqpiel il ne foiUe. touche point, nonobstant qu'on suppose ce dernier beaucoup pjus puissant que le premier : dont la raison est que les parties cannelées passant au travers de ces deux aimants et de ce fer, ainsi que s'ils n'étoient qu'un seul aimant, en la façon déjà expliquée, n'ont point notablement plus de force en l'un dés endroits qui esf , entre C et F qu'en l'autre, et par conséquent ne peuvent faire que le fer DE quitte C pour aller vers F, d'autant qu'il n'est pas retenu vers G, par la seule force qu'a cet aimant pour l'attirer,

■ Voyez planche X , figure 6.

mais principalemewt aussi parcequ'ils se touchent , bien que ce ne soit pas en tant de parties que si cet aimant étoit aripé.

177. Et ceci fait eptendre pourquoi wp aimant qui a q^cîqSs, P^^ de force, ou même tin simple paorcesiu de

au contraire, £gy p^^^. gouveut détachcr UB autre fer d'un aile pins foible ^

aimant attire œant foFt puîssant auqucl il est joint. Car il faut

le fer d'un i j . • • • » ^

autre plus remarquer que cela n arrive jamais , si ce n est que ^^^' le plus foible aimant touche aussi le fer qu'il doit séparer de l'autre ; et que lorsqu'un fer de figure longue, comme DE, touche deux aimafotts situés comme C et F , en sorte qu'il touche de ses deux bouts deux de leiurs pôles qui aient diverse vertu , si on retire ces deux aimaats l'un de l'autre , le fer qui les touchoit tous deu::^ ne demeurera pas toujours joint au plus fort, ni toujours aussi au phis foible , mais quelquefois à celui-ci , ^t quelquefois à celui-là. Ce qqi montre que 1^ seule raison qui fait qu'il en si^it l'un plutôt que l'autre, est qu'il se l>^noontre qu'il touche en une superficie tant soit peu plus grande, ou bien en plus de points, celui auquel il deiqeure attaché.

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