QUATRIÈME PARTIE
Mais, excepté le £&p. et Taimant, nous n'ayons ^^^•
* , , , Qï^c cette
aucun corps en cette terre extérieure qui , étaut même vertu mis en la place où est cette lame CD, puii^e em- empêchée pw pêcher que la vertu de l'aimant AB ne passe jiis- ^J^^^^^^'^^^^^ ques à l'aiguille EF : car nous n'en avons aucun , autre corps. tant solide et tant dur qu'il pmsse être , dans lequel il n'y ait plusieurs pores , nqn pi^s véritablement qv^i soient ajustés à ^ figure des parties cannelées , comm^ sopt ceux ^u f^r et (iç l'aimant , niais qu'ils sont bç^ucoup plus g^^ands , ç|x sôrtç que le secopd élément les occupe ; ce qxii fait que les parties cannelées passent ^ussi aisément par dfd^ns çe^ corps durs que par l'ai?, par lequel elles ne pjBuvent passer , non plus qqe par eux , sinon en se faisant faire place par les parties du second élément qu'elles repcontrentr
Je çie sais £|vxssi aucune chqse qui fas^e perdre la ç^^^^^^ veytu à l'ajmaut ou au fer, excepte lorsqu'on le re- tion de r»-
, . . . > 11 mant, quiest
tient Iqng-temps en uue situation contraire a celle contraire à. qu'il prend naturellemept , quand rien ne l'empê- p^end ^taebe de tpurner ses pôles vers ceux de la te^ye qu reikment
■ -• * ' '- ^ quand rien ne
des autres aimants dout il ^st proche, et aussi lors- rempêche,iui que l'huuïidité pn 1^ rpujlle le corrompt, et eï^fiu ^^^Heriu^''" lorsqu'il est najs dans le feu, IV^a^s s'il est retenu loug-temps hors de sa situ^tipu uatqrelle , les pafties cannplées qui vippnent ^e la terr§ > ou des ^Utr^ ^iïUaptS prpçbe§ fout effprt pPUf entrer, à
confre-sen^* d^ns §§s porfe? , et par ce moyeu, cl^^tp-
géant peu à peu leurs figures , lui font perdre sa vertu.
i83. Lj^ rouille aussi en sortaat hors des parties mé-
Que cette ver- . i
tu peut aussi talli(jues de l'aimant bouche les entrées de ses po-
lui être ôtée i # i
par le /en et rcs , cu sortc quc Ics partics cannelées n y sont pas ™roiSie!*'^ si aisément reçues, et l'humidité fait en quelque façon le semblable , en tant qu'elle dispose à la rouille ; et enfin, le feu étant assez fort trouble l'ordre des parties du fer ou de l'aimant en les agitant, et même il peut être si violent qu'il change aussi la fiigure de leurs pores. Au reste, je ne crois pas qu'on ait encore jamais observé aucune chose touchant l'aimant qui soit vraie, et en laquelle l'observateur ne se soit point mépris , dont la raison ne soit comprise en ce que je viens d'expliquer, et n'en puisse facilement être déduite.
Quelle ett Pat- Maîs, après aVoir parlé de la vertu qu'a l'aimant traction de pour attirer le fer, il semble à propos que je dise jay€t,<.feia aussi quclquc chose de celle qu'ont l'ambre, le
cire, du ver- ..i. i/- t ^i-
re, etc, jayet, la cire, la resme, le verre, et plusieurs autres corps, pour attirer toutes sortes de petits fétus. Car, eiicore que mon dessein ne soit pas d'expliquer ici la nature d'aucun corps particulier, sinon en tant qu'elle peut servir à confirmer la vérité de ce que j'ai écrit touchant ceux qui se trouvent le plus universellement partout, et qui peuvent être pris pour les éléments de ce monde visible , encore aussi que je ne puisse savoir assurétnent pourquoi l'am-
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bre ou le jayet a telle vertu, si je ne fais premièrement plusieurs expériences qui me découvrent intérieurement quelle est leur nature, toutefois à cause que la même vertu est dans le verre duquel j'ai été ci-dessus obligé de parler entre les effets du feu , si je n'expliquois point en quelle sorte cette vertu est en lui , on auroit sujet de douter des autres choses que j'en ai écrites , vu principalement que ceux qui remarquent que presque tous les autres corps où est cette vertu sont gras ou huileux , se persuaderoient peut-être qu'elle consiste en ce que^ lorsqii'on frotte ces corps ( car il est ordinairement besoin de les frotter afin qu'elle soit excitée ) , il y a quelques unes des plus petites de leurs parties qui se répandent par l'air d'alentour , et qui , étant composées de plusieurs petites branches , demeurent tellement liées les unes aux autres qu'elles retournent incontinent après vers le corps d'où elles sont sorties, et apportent vers lui les petits fétus auxquels elles se sont attachées; ainsi qu'on voit quelquefois qu'en secouant un peu le bout d'une baguette auquel pend une goutte de quelque liqueur fort gluante, qu'une partie de cette liqueur, file en l'air, et descend jusques à une certaine distaoce , puis remonte incontinent de soi-même vers le reste de la goutte qui est demeuré joint à la baguette, et y apporte aussi des fétus si elle en rencontre en son chemin : car on ne peut imaginer rien
de semblable dans le verre , au tnoins si sa tiature est telle que je l'ai décrite ; c'est pourquoi il est besoin que je cherche en lui une autre cause de cette attraction.
Oaeife^est la ^^ ^^ cousidéraut dc qucUc façon j*ai dit qu'il se * cause de cette fait, OU Dèut counoître que les intervalleis qui sont
attraction * . , . , i a i
daqp le verre, cntrc SCS partics doivcilt ctTC pouT la plupart de figure longue, et que c'est seulement le tnilieu de ces intervalles qui est assez large pour donner passage aux parties du second élément, lesquelles rendent le verre transparent , de sorte qu'il demeure des deux côtés en chacun de ces intervalles des petites fentes si étroites qu'il n'y a rien que le pre- Éaier élément qui les puisse occuper ; ensuite de quoi il faut remarquer touchant ce premier élément, dont la propriété est de prendre toujours la figure des lieux où il se trouve, que pendant qu'il coule par ces petites fentes , les moins agitées de ^és parties s'attachent les unes aux autres, et composent des bandelettes qui sont fort minces , mais qui ont un peu de largeur et beaucoup plus de longueur , et qui vont et viennent en tournoyant de tous côtés entre les parties du verre , sans jamais guère s'en éloigner, à cause que les passages qu'elles trou^fent dans l'air , ou dans les autres corps qui l'environnent , ne sont pas si ajustés à leur mesuré, ni si propres à les recevoir. Car, encore que le premier élément soit très fluide, il a néanmoins en soi
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des parties qui sont moins agitées que le reste de sa matière, ainsi qu'il a été expliqué aux articles 8;7 et 88 de la troisième partie , et il est raisonnable de croire que , pendant que ce qu'il y a de plus fluide en sa matière passe continuellement de Tàir dans le verre , et du verre dans l'air , les moins fluides de ses parties qui se trouvent dans le verre y demeurent dans les fentes auxquelles ne répondent pas les pores de l'air , et que là se joignant les unes aux autres elles composent ces bandelettes, lesquelles acquièrent par ce moyen en , peu de temps des figures si fermes qu'elles ne peuvent pas aisément çtre changées ; ce qui est cause que lorsqu'on frotte le verre assez fort, en sorte qu'il s'échauffe quelque peu , ces bandelettes qui sont chassées hors de ses pores par cette agitation, sont contraintes, d'aller vers l'air et Vers les autres corps d'alentour , où ne trouvant pas des pores si propres à les recevoir , elles retournent aussitôt dans le verre, et y amènent avec soi les fétus , ou autres petits corps dans lès pores desquels elles ée trouvent engagées.
Et ce qui est dit id du verre se doit aussi '^^•
* ^ Que la même
entendre de tous les autres corps, ou du moins canae semble