aussi avoir
de la plupart, en qui est cette attraction, a savoir ueu en toutes qu'il y à quelques - intervalles entre leurs parties, atttwd^M qui , étant trop étroits pour le second élément , ne peuvent recevoir que le premier ; et qui étant
4g6 LES PRINCIPES DE LA. 'PHILOSOPHIE.
plus grands que ne sont dans l'air ceux où le seul premier élément peut passer, retiennent en soi les pairties de ce premier élément qui sont les mpins agitées , lesquelles se joignant les unes aux autres 9 y composent des bandelettes qui ont à la vérité diverses figures , selon la diversité des pores par où elles passent , mais qui convienn^it toutes en cela qu'elles sont longues, plates, pliantes, et qu'elles coulent çà et là entre les parties de ces corps ; car, d'autant que les intervalles par où elles passent sont si étroits que le second élément n'y peut entrer, ils né pourroient être plus. grands que le sont dans l'air ceux où le même second élément n'entre points s'ils ne s^étendoient plus qu'eux en longueur, étant comme autant de petites fentes qui rendent ces bandelettes larges et niinces :,et ces intervalles doivent être plus grands que ceux de l'air , afin que les parties les moins agitées du premier élément s'arrêtent.en eux, pendant qu'il sort continuellement autabt du même premier élément par quelques autres pores de ces corps qu'il y en vient des pores de l'air. ^Ç'est pourquoi, encore que j« ne nie pas que l'autre cause d'attraction que j'ai tantôt expliquée ne puisse avoir lieu en quelque corps , toutefois ^ par- ^cequ'elle n^ semble pas assez générale pour pouvoir convenir à tant de divers corps, comme fait cette dernière, et que néanmoins il y en a un fort
quathième partie. 497
grand nombre en qui cette propriété de lever des fétus se remarque, je croîs que nous devons pen-* ser qu'elle est en eux, ou du moins en la plupart, semblable à celle qui est dans le verre.
Au reste, je désire ici qu'on prenne garde que '^,7. ces bandelettes, ou autres petites parties longues pie des choses
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et remuantes, qui se forment ainsi de la matière piiqnées, on du premier élément dans les intervalles des corps ^^n dTto^ terrestres, y peuvent être la cause, non seulement les pins admi-
rables effets
des diverses attractions , telles que sont celles de qui sont sur l'aimant et de Fambre , mais aussi d'une infinité ^^^' d'autre seffets très admirables: car celles qui se forment dans chaque corps ont quelque chose de particulier en leur figure qui les rend différentes de toutes celles qui se forment dans les autres corps. Et, d'autant qu'elles se meuvent sans cesse fort, vite , suivant la nature du premier élément duquel elles sont des parties , il se peut faire que des circonstances très peu remarquables les déterminent quelquefois à tournoyer ça et là dans le corps où elles sont, sans s'en écarter; et quelquefois au contraire à passer en fort peu de temps jusques à des lieux fort éloignés, sans qu'au* cun corps qu'elles rencontrent en leur chemin les puisse arrêter ou détourner, et que rencontrant là une matière^ disposée à recevoir leur action, elles y produisent des effets entièrement rares et merveilleux : comme peuvent être de faire saigner
49$ ^^ PRIirCIPES P£ LA PHILOSOPHIE.
les plaies du mort lorsque le meurtriep s'en approche, d'émouvoir l'imagination de ceux qui dorment , ou même aussi de ceux qui sont éveillés , et leur donner des pensées qui les avertissent des choses qui arrivent loin d'eux, en leur faisant ressentir les grandes afflictions ou les grandes joies d'un intime ami y les mauvais desseins d'un assassin , et choses semblables. Et enfin , quiconque voudra considérer combien les propriétés de l'aimant et du feu sont admirables , et difîérentos de toutes celles qu'on observe communément dans les autres corps; combien est grande la flamme que peut exciter en fort peu de temps une seule étincelle de feu quand elle tombe en une grande quantité de poudre , et combien elle peut avoir de force ; jusques à quelle extrême distance les étoiles fixes étendent leur lumière en un instant ; et quels sont tous les autres effets dont je crois avoir ici donné des raisons assez claires , sans les déduire d'aucuns autres principes que de ceux qui sont généralement reçus et connus dé tout le monde, à savoir de la grandeur, figure, situation et mouvement des diverses parties de la matière ; il me semble qu'il aura sujet de se persuader qu'on ne remarque aucunes qualités qui soient si occultes, ni aucuns effets de sympathie ou d'antipathie si merveilleux et si étranges , ni enfin aucune autre chose si rare en la nature ( pour*