QUATRIÈME PARTIE. S^S
ter ainsi aucun mouvement en nos yeux, sans mouvoir aussi en quelque "feçon toute la matière qui est entre elles et nous. D'où il suit très évidemment que les deux doivent être fluides , c'est-àdire composés de petites parties qui se meuvent séparément les unes des autres , ou du moins qu'il doit y avoir en eux de telles parties; car tout ce qu'on peut dire que j'ai supposé , et qui se trouve en l'article 46 de la troisième partie , peut être réduit à cela seul que les deux sont fluides. En sorte que ce seul point étant reconnu pour suffisamment démontré par tous les effets de la lumière , et par la suite de toutes les autres choses que j'ai expliquées , je pense qu'on doit aussi reconnoître que j'ai prouvé par démonstration mathématique ( suivant les principes que j'ai établis ) toutes les choses que j'ai écrites, au moins les plus générales qui concernent la fabrique du ciel et de la terre ; et même de la façon que je les ai écrites : car j'ai eu soin de proposer comme douteuses toutes celles que j'ai pensé l'être.
Toutefois , à cause que je ne veux pas me fier 207.
^ ' X . A • j . • i Mais que je
trop a moi-même , je n assure ici aucune chose , soumets touet je soumets toutes mes opinions au jugement ^ ^^ ?p^"
J ^ r J o nions au juge-
des plus saees et à l'autorité de l'éfflise. Même je ment des plus
. . sages , et à
prie les lecteurs de n'ajouter point du tout de foi rautoritéde à ,tout ce qu'ils trouveront ici écrit , mais seule- *^ ***'
5â6 LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE.
ment de l'examiner, et de n'en recevoir que ce que la force et l'érid^ce de la raison les pourra contraindre de croire.