‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 41 sur 241 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

DES PRINCIPES DE LA COf^NOISSANGE HUMAINE.

Conitne nous avons été enfants ayant que d'être i.

hommes , et que nous avons jugé tantôt Irien et exw^iner L tantôt mal des choses qui se sont présentées à nos IT^'^** *^ ***

•• * besoin tme

sens lorsque nous n'avions pas encore l'usage en- fois en sa vie

. ' . . . ^ . . . démettre tou-

tier de notre raison , plusieurs jugements ainsi pre- tes choses en

• • . / *i j.J^ •>! • doute autant

cipites nous empêchent de parvenir a la connois- ,3 ^ ^ sance de la vérité, et nous préviennent de telle sorte qu'il n'y a point d'apparence que nous puissions nous en délivrer, si nous n'entreprenons de douter une fois en notre vie de toutes les choses où nous trouverons le moindre soupçon d'incer- ,

titude.

64 LES pïiiirqipjES j>e la. philosophie.

, , ^^ Il sera même fort utile que nous rejetions comme

Qu'il est ntOe , ^ . . i

aussideconsi- lausses toutes celles ou nous pourrons imaginer le

dcrer comme • i i . r» • if

fausses tontes ^Oindre doute , aiin que si nous en découvrons d 'ut *^ n^**c q^^^^^s Mxi^'Si qui , nonobstant cette précaution , douter, nous Semblent manifestement être vraies , nous fassions état qu'elles sont aussi très certaines et les plus aisées qu'il est possible de connoître. 3. Cependant il est à remarquer que je n'entends

Que nous ne . • j> /• j j '

dfevons point poiut que uous Hous servious d une laçon de douuser dece ^^^ gj générale, sinon lorsque nous commençons

doute pour la O ^ ^ • *

conduite de ^ UOUS appliquer à la contemplation de la vérité.

nos actions.

Car il est certain quen ce qui regarda. la conduite de notre vie, nous sommes obligés de suivre bien souvent des opinions qui ne sont que vraisemblables, à cause que les occasions d'agir en nos affaires se passer oient presque toujours avant que nous pussions nous délivrer de tous nos doutes ; et lorsqu'il s'en rencontre plusieurs de telles sur un même sujet, encore que nous n'apercevions peut-être pas davantage de vraisemblance aux unes qu'aux autres , si l'action ne souffre aucun délai , la raison veut que nous en choi3ission6 une , et qu'après l'avoir choisie nous la suivions ccmstamment , de même que si nous l'avions jugée très certaine.

Pourquoi on Mais , d'autant que nous n'avons point mainte*

peut douter ., . . , * i i i

de la vérité nant d autre dessem que de vaquer a la recherche seLibicI!^ de la vérité, nous jouterons en premier lieu si

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