‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 54 sur 241 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

OU ne le pas donner quand bon lui semble, que lonté se con-

* ' ^ * noît sans

cela peut être compté pour une de nos plus com- prenve,paru

• T., • -1 ^ seule expé

munes notions. JNous en avons eu ci-devant une ^^„^^ „„^ preuve bien claire ; car, au même temps que nous doutioA*du'tout, et que, nous supposions même que celui qui nous a créés employoit son pouvoir à nous tromper en toutes façons , nous apercevions en nous une liberté si grande , que nous pouvions nous empêcher de croire ce que nous ne connoissions pas encore parfaitement bien. Or ce que nous apercevions distinctement, et dont nous ne pouvions douter pendant une suspension si générale, est aussi certain qu'aucune autre chose que nous puissions jamais connoitre.

Mais, à cause que ce que nous avons depuis connu 40.

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de Dieu nous assure que sa puissance est si grande ^ons aussi que nous ferions un crime de penser que nous 'te^S" eussions jamais été capables de faire aucune chose ^^^^ f i^^^^*^'

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qu'il ne l'eût auparavant ordonnée, nous pourrions choses. aisément nous embarrasser en des difficultés très grandes, si nous entreprenions d'accorder la liberté de notre volonté avec ses ordonnances, et si nous tâchions de comprendre, c'est-à-dire d'embrasser et comme limiter avec notre entendement toute l'étendue de notre libre arbitre et l'ordre de la Providence éternelle.

Au lieu que nous n'aurons point du tout de peine 4r .

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a nous en délivrer, si nous remarquons que notre peut accorder

notre ubrear- pcnséc cst finie, €t quc la toute-puissance de Dieu^

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préordination P^^ laquelle il a non seulement connu de toute divine. éternité ce qui est ou qui peut être, njais il l'a aussi voulu, est infinie. Ce qui fait que nous avons bien assez d'intelligence pour connoître tll^rement et distinctement que cette puissance est en Dieu ; mais que nous n'en avons pas assez pour comprendre tellement son étendue que nous puissions savoir comment elle laisse les actions des hommes entièrement libres et indéterminées ; et que d'autre côté nous sommes aussi tellement assurés de la liberté et de l'indifférence qui est en nous, qu'il n'y a rien que nous connoissions plus clairement ; de façon que la toute-puissance de Dieu ne nous doit point empêcher de la croire. Car nous aurions tort de douter de ce que nous apercevons intérieur er ment e^ que nous savons par expérience être en nous, parceque nous ne comprenons pas une autre chose que nous savons être incompréhensible de sa nature.

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