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du voisinage de toutes sortes de corps contigus, neserapiirte mais seulement de. ceux que nous considérons ^"'^ ^^^""^ ^^
* ces corps que
comme en repos; car ce transport est réciproque, nonsconsidé.
rons comme
Et nous ne saunons concevoir que le corps AB' en repos. soit transporté du voisinage du corps CD que nous ne sachions aussi que le corps CD est transporté du voisinage du corps ÂB , et qu'il faut tout au* tant d'action pour l'un que pour l'autre. Tellement que si nous voulons attribuerai! mouvement une nature qui lui soit entièrement propre; que l'on puisse considérer toute seule et sans qu'il soit besoin de la rapporter à quelque autre chose , lorsque nous verrons que deux corps qui se touchent immédiatement seront transportés l'un d'un côté et l'autre d'un autrt , et seront réciproquement séparés , nous ne ferons point de difficulté de dire qu'il y a tout autant de mouvement en l'un comme en Ifautre. J'avoue cpkexï cela nous nous éloignerons
' Voyez première planche , figure i .
beauco np de la façon de parler qui e^t en usage. Car, comme nous sommes sur la terre , et que nous pensons qu'elle est en repos, bien que nousvoyions que quelques unes de ses parties qui touchent d'autres corps plus petits soient transportées du voisinage de ces corps, nous n'entendons pas pour 3o. cela qu'elle soit mue.
D^oà vient 9
quciemouvc Parcequ4B nous pensons qu un corps ne se meut ment <pii Ȏ- ^q[j^i g'ji jje sc mcut tout entier , et que nous ne
pare deax l ' *
corps qoi se sauiîons nous persuadcr que la terre se meuve tout
touchent «* . » 1 , 1 , • '
plutôt attri- entière de cela seul que quelques unes de ses par-
flu'à l'aulne. ^^^ ^^^^ transportées du voisinage de quelques autres corps plus petits qui les touchent, dont la raison est que nous remarquons souvent auprès de nous plusieurs tels transports qui sont contraires les uns aux autres; car si nous supposons, par exemple, que le corps EFGH soit la terre», et qu'en même temps que le corps AB est transporté de E vers F le corps CD soit transporté de H vers G, bien que nous sachions que les parties de la terre qui touclîent le corps AB sont transportées de B vers A , et que l'action qui sert à ce transport n'est point d'autre nature ni moindre dans les parties de la terre que dans celles du corps AB, nous ne dirons pas que la terre se meuve de B vers A, ou bien de l'occident vers l'orient; à cause que celleyde ses parties qui touchent le corps CD, étant
* Voyez première planche , figure 2,
SECONDE PARTIE. l45
transportée» en même sorte de C vers D, il feadroit dire aussi qu'elle se meut vei*s lé côté opposé , à savcHr du levant au couchant, et il y auroit en cela trop d'embarras; c'est pourquoi nous nous contenterons de dire que les corps AB et CD , et autres semblables , se meuvent , et non pas la terre. I^is cependant nous nous souviendrons que tout ce qu'il y a de réel dans les corps qui se meu<^ vent,' en vertu de quoi nous disons qu'ils se meuvent, se trouve pareillement en ceux qui les touchent, quoique nous les considérions cpmme en repos.
Mais encore que chaque corps en particulier ^ ^'* .
* * *^ * Comment û
n'ait qu'un seul mouvement qui lui soit propre, peut y avoir
, 9»i > j . . • f 1 plnsienrs di-
a cause qnil ny a quune certame quantité de versmoaTecorps qui le touchent , et qui soient en repos à ^^l ^^^^^ son égard, toutefois il peut participer à une infinité d'autres mouvements , en tant qu'il fait partie de quelques autres corps qui se meuvent diversement. Par exemple, si un marinier se promenant dans son vaisseau porte sur soi une montre , bien que les roues de sa montre n'aient qu'un mouvement unique qui leifr soit propre , il est certain qu'elle participent aussi à celui du marinier qui se promène , parcequ 'elles composent avec lui un corps qui «est transporté tout ensemble ; il est certain aussi qu'elles participent à celui du vaisseau, et même à celui de la mer, parcequ'elles suivent
son cours ; et à celui de la terre, si on suppose que la terre tourne sur son essieu, parcequ'elles composent un corps avec eUe : et bien qu'il soit vrai que tous ces mouvements sont dans les roues de cette montre , néanmoins, parceque nous n'en concevons pas ordinairement un si grand nombre à la fois , et que même il n'est pas en notre pouvoir de connoître^tous ceux auxquels elles participent, il suffira que nous considérions en chaque corps celui qui est unique et duquel nous pouvons avoir une connoissance certaine.