I^ troisième, que si ces deux corps étoient de
oisieme. ^^j^j^^ grandeur, mais, que B eût tant soit peu plus
' Voyez première planche , figure 6. ,
SECONDE PARTIE. l6l
vitesse que C, non seulement, après Vétreraicontrés, C s^ul rejailliroit,et ils iroient tous deux ensemble, comme devant, vers \e côté d'où C seroit venu , mais aussi il seroit nécessaire que B lui transférât lamoitié de ce qu'il auroit de plus de vitesse , à cause que l'ayant devant soi il ne pourroit aller plus vite que lui ; de façon que si B avoit eu , par exemple, six degrés de vitesse avant leur rencontre, et que C en eût eu seulement quatre, il lui transféreroit l'un de ses deux degrés qu'il auroit eu de plus, et ainsi ils iroient par après chacun avec cinq degrés de vitesse: car il lui est bien plus aisé de communiquer un de ses degrés de vitesse à C , qu'il n'est aisé à C de changer le cours de tout le mouvement qui est en B. La quatrième , que si le corps C étoit tant soit peu plus grand que B , et qu'il fut entièrement en repos, c'est-à-dire que non seulement il n'eût point de mouvement apparent, mais aussi qu'il ne fût point environné d'air, m d'aucuns autres corps liquides (lesquels, comme je dirai ci-après, dispo-> sent les corps durs qu'ils environnent à pouvoir être mus fort aisément), de quelque vitesse que B pût venir vers lui, jamais il n'auroit la force de le mouvoir, mais il seroît contraint de rejaillir vers le même côté d'où il seroit venu. Car, d'autant que B ne sauroit pousser C sans le faire aller aussi vite qu'il iroit soi-même par après, il est certain que C doit d'autant plus résister que B vient plus .vite