partie
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qu'il conserve mamtenant en elles toij^tes le mouvement qu'il y a mis dèi lofs, avec la propriété qu'il a donnée à ce mourement de ne demeurer pas toujours attaché aux mêmesr parties de la matière , et de passer des unes aux autres , selon leurs diverses rencontres; en sortfe que ce continuel changement qui est dans les créatures ne répugne en aucune façon à l'immutabi^é qui est en Dieu , et semble même servir d'argument pour la prouver. 43. Outre cela il faut remarquer que la force dont
Eu quoi con- , ^ ■■•
siste la force uu corps agit coutrc uu autre corps^ ou résisté à oorps pour SOU action , consiste en cela seul que chaque chose "^ré^st^"'^ persiste autant qu'elle peut à demeurer au même état où elle se trouve , conformément à la première loi qui a été exposée ci-dessus : de façon qu'un corps qui est joint à un autre corps a quelque force pour empêcher qu'il n'en soit séparé; e.t, lorsqu'il en est séparé, il a quelque force pour empêcher qu'il ne lui soit joint; comme aussi, lorsqu'il est en repos ^ il à de la force pour demeurer en ce repos, et par conséquent pour résister à tout ce qui pourroit le faire changer; et de même, lorsqu'il se meut^ il a de la force pour continuer son mouvement, c'est-à-dire pour se mouvoir avec la même vitesse et vers le même côté : mais on doit juger de la quantité de cette force par la grandeur du corps où elle est , .et de la superficie selon laquelle ce corps est séparé d'un autre, et aussi par la vitesse
Qae le mou-
SECQNDE PARTIE. iS^
du mouvement, et les façons contraires dont plusieurs divers corps se rencontrent.
De plus, il faut remarquer qu'un mouvement n'est pas contraire à un autre mouvement plus vite ^^«m n'est ou aussi vite que soi, et qu'il n'y a de la contra- Pf* «contraire
* ' 1 •/ • a un autre
riété qu'en deux façons seulement, à savoir entre mouvement,
le mouvement et le repos , ou bien entre la vitesse et la déiermi-
et la tardîveté du mouvement, en tant que cette moùvcmem
tardiveté participe de la nature du repos ; et entre ^«^n'^c^téà
i r X . ' sa deternuna-
la détermination qu'a un corps à se mouvoir vers tion vers un quelque côté, et la résistance des autres corps qu'il rencontre en son chemin , soit que ces autres corps se reposent, ou qu'ils se meuvent autrement que lui, ou que celui qui se meut rencontre diversement leurs parties : car, selon que ces corps se trouvent disposés, cette contrariété est plus ou moins grande.
Or, afin que nous puissions déduire de ces prin- ^ ^^•
' A • r r Comment oh
cipes- comment chaque corps en particulier aug- pe°t détermi-
,, . -, ner combien
mente ou dimmue ses mouvements, ou change leur les corps qui détermination à cause de la rencontre des autres trem chan" corps , il faut seulement calculer combien il y a de g®"* *** '"**^-
* ''^ vements les
force en chacun de ces corps pour mouvoir ou unsde» autres
, . >•! / • 1 ^ V^^ ï«> règles
pour résister au mouvement , parcequ il est évident qui suivent. que celui qui en a le plus doit toujours produire son effet et empêcher celui de l'autre; et ce calcul seroit aisé à faire en des corps parfaitement durs , s'il se pouvoit faire qu'il n'y en eût point plustde
1 6o LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE.
deux qui se rencontrassent ni qui se touchassent l'un l'autre en même temps , et qu'ils fussent tellement séparés de tous les autres , tant durs que liquides, qu'il n'y en eût aucun qui aidât ni qui empêchât en aucune façon leurs mouvements, car alors ils observeroient les règles suivantes. La première. ^^ première est que si ces deux corps, pax exemple B et C% étoient exactement égaux, et se mouvoient d'égale vitesse en ligne droite l'un vers l'autre, lorsqu'ils viendroient à «e rencontrer, ils rejailliroient tous deux également et retourneroient chacup vers le côté d'où il seroit venu , sans perdre rien de leur vitesse; car il n'y a point en cela de caUwSe qui la leur puisse ôter, mais il y en a une fort évidente qui les doit contraindre de rejaillir, et parcequ'elle seroit égale en l'un et en l'autre, ils rejailliroient tous deux en même façon. •^7- La seconde est que si B étoit tant soit peu
La seconde. * *
plus grand que C, et qu'ils se rencontrassent avec même vitesse , il n'y auroit que C qui rejailliroit vers le côté d'où il seroit venu , et ils continueroient par^après leur mouvement tous deux ensemble ver^ ce même côté; car B ayant plus de force que^C, il ne pourroit être contraint par lui à rejaillir.