‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 81 sur 241 · X . ^ *. r • 5*1 > '^ quelques unes · texte numérisé non relu

X . ^ *. r • 5*1 > '^ quelques unes

a ce mouvement ; pourvu toutefois qu il n y en ait de s^ parties aucunes parmi elles qui ne se meuvent plus vite ^q™*™^* ou du moins aussi vite que cette force , parceque , î«« ^^ ^* «e s'il y en a quelques unes qui se meuvent, plus lentement, on RfB doit pas considérer ce corps comme liquide , en tant qu'il en est tomposé ; et en ce c^s aussi la moindre petite force ne pourroit pas mouvoir le corps dur qui seroit <iedans , d'autant qu'il faudroit qu'elle fût si grande qu'elle pût surmonter la résistance de celles qui ne se remueroient pas assez vite. Ainsi nous voyons que l'air, l'eau ', et les autres corps fluides, résistent assez sensiblement aux corps qui se meuvent parmi eux d'une vitesse extraordinaire , et que ces mêmes liqueurs leur cèdent très aisément lorsqu'ils se meuvent plus lentement.

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liqueur soit emporté avec elle; et la quatrième règle , suivant laquelle il a été dit ci-dessus qu'un corps qui est en repos ne peut être mû par un • plus petit, bien que ce plus petit se meuve extrêmement vite, ne répugne eu aucune £siçon à cela.

^*- Et même si nous prenons garde à la vraie na-

Qu'on ne • . »

peut pa» dire turc du mouvcmeut, qui n'est- proprement que le

proprement , • ' * • 1 • • 1

qu'on corps trausport du corps qui se meut du voisinage de

i^'^^'a^t qu^lqu^s autres corps qui le touchent, et que ce

ainsi emporté transport cst réciproque dans les corps qui se tou-

par un corps » 1 j

fluide. chent l un l'autre , encore que nous n ayons pas coutume de dire qu'ils se meuvent tous deux, nous saurons néanmoins qu'il n'est pas si vrai de dire qu'uncorps dur se meut lorsque , étant environné de tous côtés d'une liqueur, il obéit à son cours, que s'il avoit tant de force pour lui résister qu'il pût s'empêcher d'être emporté par elle, car il s'éloigne beaucoup moins des parties qui l'environnent lorsqu'il suit le cours de cette liqueur que lorsqu'il 'ne le suit point.

, ?^-. Après avoir montré que la £acilitéquë nousavon^

D'où vient *■ i r 1 1 '

qu'il y a des quclqucfois à mouvoir de fort grands corps, lorsque Te pe" qu'ils flottent ou sont suspendus ep quelque li- ^^**Tn"^' queur, ne répugne point à la quatrième règle ci-

mains, bien dessus expliquée, il foui; aussi que je montre com-

qu'ik soient * •■• ,

plus petits ment la difficulté que nous avons a en rompre queUes. j'j^^^^p^ q„j[ gQ^t asscz pctits se peut accorder avec

la cinquième. Car, s'il est vrai que les parties des corps durs ne soient jointes ensemble par aucun ciment , et qu'il n'y ait rien du tout qui empêche leur séparation,, sinon qu'elles sont en repos les unes, contre les autres , ainsi qu'il a été tantôt dit, et qu'il soit vrai aussi qu'un corps qui se meut , quoique lentement, a toujours assez de force pour en mouvoir un autre plus petit qui est en repos, ainsi qu'enseigne cette cinquième règle, on peut demander pourquoi nous ne pouvons avec la seule force de nos mains rompre un clou ou un autre morceau de fer qui est plus petit qu'elles; d'autant que chacune des moitiés de ce clou peut être prise pour un corps qui est en repos contre son autre moitié j et qui doit ce semble en pouvoir être séparé^ par la force de nos mains, puisqu'il n'est pas si grand qu'elles , et que la nature du mouvement consiste en ce que le corps qu'on dit se mouvoir est séparé des autres corps qui le touchent Mais il faut remarquer que nos mains sont fort molles , c'est-à-dire qu'elles- participent davantage de la nature des côrpB liquides que des corps durs; ce qui est cause que toutes les parties dont elles sont composées n'agissent pas ensemble contre le corps que nous voulons séparer , et qu'il n'y a que celles qui , en le touchant, s'appuient conjointement sur lui. Car , comme la moitié d'un clou peut être prise pour un corps, à cause qu'on la peut

t^S LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE.

^parer de son autre moitié, de même la partie de notre main qui touche cette moitié de clou , et qui est beaucoup plus petite que la main entière , peut être prise pour un autre corps , à pause qu elle peut être séparée des autres parties qui composent cette main ; et parcequ'elle peut être séparée plus aisément du reste de la main qu'une partie de clou du reste du clou , et que nous sentons de la douleur lorsqu'une telle séparation arrive aux parties de notre corps, nous ne saurions rorppre un clou avec nos mains : mais si nous prenons un marteau , ou une lime , ou des ciseaux , ou quelque autre tel instrument, et nous en servons en telle sorte que nous appliquions la force de notre maîn contre la partie du corps que nous voulons diviser, qui doit être plus petite que la partie de l'instrument que nous appliquons contre elle, nous pourrons venir à bout de la dureté de ce corps, bien qu'elle soit fort grande.

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