TROISIEME PARTIE. l8l
effets qui sont en la nature , eX que nous apercevons par l'entremise de nos sens. Nous commencerons par ceux qui sont les plus généraux et dont tous les autres dépendent, à savoir par Tadmirable structure de ce monde visible. Mais , afin que nous puissions nous* garder de nous méprendre en les examinant, il me semble- que nous devons soigneusement observer deux choses : la première est que nous nous remettions toujours devant les yeux que la puissance et la bonté de Dieu sont infinies, afin que cela nous fesse connoître que nous ne devons point craindre de faillir en imsiginant ses ouvrages trop grands, trop beaux ou trop parfaits ; mais que nous pouvons bien manquer, au contraire , si nous supposons en eux quelques bornes ou quelques limites dont nous n'ayons aucune connoissance certaine.
La seconde est que nous nous remettions aussi , ^•
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toujours devant les yeux que la capacité de notre meroutrop'
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esprit est rort médiocre , et que nous ne devonis si on entrepas trop présumer de nous-mêmes , comme il sem- ^^11,^1^ ble que nous ferions si nous supposions que l'ur ^^ v^^ i^*««
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nivers eût quelques limites , sans que cela nous en créant le fût assuré par révélation divine , ou du ipoips par des raisons naturelles fort évidentes , parceque ce seroit vouloir que notre pensée pût s'imaginer quelque chose au-delà de ce à quoi la puissance de Dieu s'est étendue en créant le monde ; mais aussi
]8a LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE.
encore plus si nous nous persuadions que ce n*est ^e pour notre usage que Dieu a créé toutes les choses, ou bien seulement si nous prétendions de pouvoir connoître par la force de notre esprit quelles sont les fins pour lesquelles il les a