Et certes, si les principes dont je me sers sont
Qu'il n'est pas ^ » / • t . • i / •> -•
vraisembia- t^cs cvidcuts , SI les cousequeuces que j en tire sont bic que les fQ^^j^es sur la certitude des Inathématiques • et si
causes des- a '
queUes on cc que j'en déduis de la sorte s'accorde exactement
peut déduire
tous les phé- avec toutcs Ics expérieuces, il me semble que ce
nomenes •■ r • • * ^ -rv* i * i
soientfeusses. scroit taire injure a Dieu de croire que les causes
des effets qui sont en la nature , et que nous avons
ainsi trouvées, sont fausses : car ce seroit le vouloir
rendre coupable de nous avoir créés si imparfaits,
que nous fussions sujets à nous méprendre , lors
même que nous usons bien, de la raison qu'il nous
a donnée.
- 44. Mais parceque les choses dont je traite ici ne
vettt ^point sout pas de peu d'importance , et qu'on me croiroit
^rlfcXs peut-être trop hardi si j'assurois que j'ai trouvé
que je propo- jgg yérités oui u'out Das été découvertes par d'au-
se sout • ^ *" '■
vraies. trcs, j'aime mieux n'en rien décider; et afin que chacun soit Ubre d'en penser ce qu'il lui plaira, je désire que ce que j'écrirai soit seulement pris
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troisième' partie. 209
pour une hypothèse, laquelle. est peut-être fort éloignée de la vérité ; mais encore que cela fût , je croirai avoir beaucoup fait si toutes les choses qui en seront déduites sont entièrement conformes aux expériences : car si cela se trouve elle ne sera pas moins utile à la vie que si elle étoit vraie , parcequ'on s'en pourra servir en même façon pour disposer les causes naturelles à produire les effets que l'on voudra.
Et tant s'en faut que je veuille que l'on croie 45.
,1 .,,.. *..• L Q'*® même
toutes les choses que j écrirai , que meiûe je pré- j'en supposetends en proposer ici quelques unes que le crois ""^^ ^*^' ^"^*'
ri T T. TL J ques unes que
absolument être fausses : à savoir, je ne doute i® c^oJ» ^^«8point que le monde n'ait été créé au commencement avec autant de perfection qu'il en a; en sorte que le soleil , la terre , la lune et les étoiles ont été dès lors; et que la terre n'a pas eu seulement en soi les semences des plantes, mais que les plantes même en ont couvert une partie; et qu'Adam et Eve n'ont pas été créés enfents, mais en âge d'hommes parfaits. La religion chrétienne veut que nous le croyions ainsi , et la raison naturelle uoUs persuade entièrement cette vérité : car si nous considérons la toute -puissance de Dieu, nous devons juger que tout ce qu'il a fait a eu dès . le commencement toute la perfection qu'il devoit avoir. Mais néanmoins, comme on connoîtroit
beaucoup mieux quelle a été la nature d'Adam et
celle des arbres du paradis si on avoit examiné comment les enfants se forment peu à peu dans le ventre de leurs mères , et comment les plantes sortent de leurs semences, que si on avoit seulement considéré quels ils ont été quand Dieu les a créés : tout de même, nous ferons mieux entendre quelle est généralement la nature de toutes les choses qui sont au monde si nous pouvons imaginer quelques principes qui soient fort intelligibles et fort simples , desquels nous fassions voir clairement que les astres et la terre , et enfin tout ce monde visible auroit pu être produit ainsi que de quelques semences ( bien que nous sachions qu'il n'a pas été produit en cette façon ), que si nous le décrivions seulement comme il est , ou bien comme nous croyons qu'il a été créé. Et parceque je pense avoir trouvé des principes qui sont tels , je tâcherai ici de les expliquer.
^^- Nous avons remarqué ci-dessus que tous les
Quelles sont ^ *
ce» supposa- corps qui composent l'univers sont faits d'une même matière, qui est divisible en toutes sortes de parties, et déjà divisée en plusieurs, qui sont mues diversement, et dont les mouvements sont en quelque façon circulaires , et qu'il y a toujours une égale quantité de ces mouvements dans le monde: mais ïious n'avons pu déterminer en même façon combien sont grandes l^s parties auxquelles
tions.