TROISIÈME PARTIE
se puissent faire. £t nous ne devons point avoir d'égard à ce que Tycho et les autres astronomes qui ont recherché soigneusement leurs parallaxes ont dit qu'elles étoient seulement au-dessus de la lune , vers la sphère de Vénus ou de Mercure , car ils eussent encore mieux pu déduire de leurs observations qu'elles étoient au-dessus de Saturne; mais par^equ'ils disputoient contre les anciens, qui ont compris les comètes entre les météores qui se forment dans l'air au-dessous de la lune , ils se sont contentés de montrer qu'elles sont dans le ciel , et n'ont osé leur attribiftr toute la hauteur qu'ils découvroient par leur calcul, de peur de rendre leur proposition moins croyable.
Outre ces choses générales , je pourrois bien 4a. comprendre encore ici entre les phénomènes, non mc^ttiwî* seulement plusieurs autres choses particulières tou- «^of^^e des
*■ > 1 phénomènes
chant le soleil, les planètes, les comètes et les étoi- toutesiescho-
^ . . ,1 ses qu'on voit
les nxes, mais aussi toutes celles que nous voyons sur la terre, autour de la terre, ou qui se font sur sa super- n^^p^L ficie , d'autant que pour connoître la vraie nature ^^^^ ^f" ^®*
^ ^ * considérer
de ce monde visible ce n'est pas assez de trouver toutes. quelques causes par lesquelles on puisse rendre raison de ce qui paroît dans le ciel bien loin de nous , mais il faut aussi en pouvoir déduire ce que nous voyons proche de nous , et qui nous touche plus sensiblement. Mais je crois qu'il n'est pas besoin pour cela que nous les considérions toutes
d'abord , et qu'il sera mieux que nous tâchions de trouver les causes de ces plus générales que j'ai ici proposées ; afin de voir par après si de ces mêmes causes nous pourrons aussi déduire toutes les autres plus particulières , auxquelles nous n'aurons point pris garde en cherchant ces causes. Car, si nous trouvons que cela soit , ce sera un très fort argument pour nous assurer que nous sommes dans le bon chemin.