‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 47 sur 106 · ET RÉPONSES. I9SI · texte numérisé non relu

ET RÉPONSES. I9SI

selon mon sentiment) du mouTement des organes corporels, et ainsi Tesprit ne sera rien autre chose qu^un mouvement en certaines parties du corps of gpiique,

BÉPONSB.

Tai expliqué, dans la seconde Méditation, la différence qui est entre l'imagination et le pur concept de Tentendement ou de Tesprit, lorsqu'en Pex^mple de la cire j'ai fait voir quelles sont les choses que nous imaginons en elle, et quelles sont celles que nous concevons par le seul enten4ement; mais J'ai encore explique ailleurs comment nous entendops «autrement une chose que nous ne Timaginons, en ce que pour imaginer, par exemple, un pentagone, il est besoin d'une particulière contention d'esprit qui nous rende cette figure (c'est-à-dire ses cinq côté» et l'espace qu'ijs renferment) comme présente, de laquelle nous T\e nou^ servons point pour concevoir. Or Fassemblage qui se fait dan^ le raisonnement n*e$t pas celiii des noms, mais bien celui des choses signifiées par les nom? ; et je m'étonne que le contraire puisse v^nir en l'esprit de personne.

C^ qui dpwte qu'un Français et qu'un Allemand ne puissent 4V()ir les ipên^e^ pensées ou raisonnements touchant les mêmes choses, quoiqqe néanmoins^ ils conçoivent des mots entièrement différents ? ïJt ce philpsophe ne se condamne-t~il pas luimême lorsqu'il parle des çpnventions que nous avons faites à notre fantaisie tpucbaRt la signification des mots ? Car s'il admet que quelque chose est signifiée par des paroles, pourquoi ne veutr-il pa§ qvi^ pos discouvs et raisonnements soient plutôt de la cbQS0 qui est siguifiée que des paroles seules? Et certes, de la mèm^ fi^gon ^l ^^^'^p mie giussi juste raison qu'il conclut que l'esprit est un mouvement, il ppun^^jt ^ussi conclure que la teri-e pst le ciel, pu t^Ue autre chose qu'il lui plaira ; pour ce qu'il n'î a point de choses au monde entre lesquelles il n'y ait autant de convenance qu'il y p, entre le mouvement et l'esprit, qui sppt d9 deux genres ^^Uèrement diQi^rpr4U.

f09 TROISIÈMES OBJECTIONS

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