‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 58 sur 106 · K. GASSENDI A K. DESCARTES · texte numérisé non relu

K. GASSENDI A K. DESCARTES

Monsieur,

Le révérend P. Itersénne m*a beaucoup ofclîgé àé ttle faite participant de ces lublitneiS Méditations que vous avez édites touchant la prtfnyère philosophie ; car certaitiem^t la grandeur du sujet, laforoe des pensées t$t la pureté delà âi€ti(»im'ontpluextraordinairetnent^ Âussi^ à vrai dire^ est^'te arec plaisir que je vous i(Aê atec tatit â*ësprit et de courage tray&ilter si heureusement à TataneeiMifl des acience», etqueTOutf commencez à nous découvrir des choses ^ui ont été inconnues à tous les siècles passés. Une ^êttle ehose m'a Hchë : qu'il a désiré de moi que, si après la leotttuede vMMéâHtrtionsU tm restait quelquesdouteif ou scrupules dtl Fésprit , je Y<ntS m écrltiSse ; car j'ili biéh ji^é que je ne ferais pdràitfeatttredhoite qiiele défaut de mon esprit si je n'acquiesçais p&s à V6i téHêoûê, m plutôt ma témérité m j'osais proposer la tnoiudte chose & Tefieontra. Néanmoins jd ne Pai pu iiefuset aux lôllicitatimis de moû àM^ a^ant pensé que vous prendrez en bonne part fltl dessèfiâ qtli tient pltilôt de lui que de môi^ et sar ehant d'ailletM qfië tous êtes si humain que tous croirez faci<>> lement que je fCêi ptjhtt éti d'autue pensée que edlle de tous prd*

G»sér mûtethent mes doutés et mes difficultés. El certes ce Sera eu HAsêX Û VotfS preuéis la patietiee de les Mre d'un bout à JCautré. Caf de péllSér qu'elles tdtts doitent éilioutoir et tous donner la moindre défiance de tos raisotmemêuts, ou vods obliger à perdre le temps S leut répondre qtie youâ dete^ mietn em^ployer, J*efi Suis fott éloigné et ne tous le conseillerais pas. le n'oserais pas même tous les proposer sans roughr^ étant assuté qu'il n'y en a {^ une qui ne tous ait plusieurs fois passé par

GiNQtn^c^ OBiecnom.

it el que vous n'ayez ou âxpressëment méprisée ou j r être dissimulée. Je les propose donc, mais sans : n que celui d'une simple proposition, laquelle je fais i les choses que f eus traitez et dont vous avez entrep nstration, mais seulementcontre la méthode ctlesra pouB iiseï pour les démontrer. Car, de vrai, je fais pr le croire qu'il y a un Dieu et que nos âmes sont im: ; et je n'ai de la difficulté qu'à comprendre la fot gie du raisonnement que tous employez pour la preu !rités métaphysiques, et des autres questions que vou dans votre ouvrage.

COTTIRE LA tBBmÈRE HÂDITATIOn.

DES CHOSES QUI PEUVENT ËrRE HÉVOOUËES EH DOUTE.

ir ce qui regarde la première Méditation, 11 n'est pa ineje m'y arrête beaucoup; car j'approuve le desseii avei pris de vous débire de toutes sortes de préjug

qu'une chose que je ne comprends pa« bleu, qui ( r pourquoi tous n'avez pas mieux aimé tout simple peu de paroles tenir toutes les choses que vous aviez jusques alors pour incertaines (afin puis après de me ;eUes que vous reconnaîtriez être vraies), que, les t» j pour fiiusses, ne vous pas tant dépouiller d'un ai gé que vous revêtir d'un autre tout nouveau. Et remai ne quoi il a été nécessaire pour obtenir cela de vous fe ieu trompeur ou un je ne sais quel mauvais génie qu 1 toute son industrie à vous surprendre, bien qu'il se l'eût été assez d'alléguer pour raisou de votre défiai le lumière de l'esprit humain et la seule faiblesse de '

Outre cela, vous feigne* que vous dormez, afin que occasion de révoquer toutes choses en doute et que lez prendre pour des illusions tout ce qui se passe ic is pouvez-vous pour cela assez sur vous-même qi ; que vous ne soyez point éveillé, et que toutes les c oat et qui se passent devant, vos yeux soient fans penses î Quoi que vous en disiez, il n'yaura personr rsuade que vous soyez pleinement persuadé qu'il n'y i :ai de tout ce que vousavez jamais connu, et que les

CIKQtlÉMES OBJECTIONS. 26F

OU le sommeil, ou Dieu, ou un mauvais génie, vous ont conti nuellement imposé. N'eût-ce pas été une chose plus digne de la candeur d'un philosophe et du zèle de la vérité de dire les choses simplement, de bonne foi, et comme elles sont, que non pas, comme on vous pourrait objecter, recourir ù cette machine, forger ces illusions, rechercher ces détours et ces nouveautés ? Néanmoins, puisque vous l'avez ainsi trouvé bon, je ne contesterai pas davantage.

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