‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 89 sur 106 · LES PASSIONS DE L^AKB · texte numérisé non relu

LES PASSIONS DE L^AKB

conduisent k saiig qu'elles contiennent Ters le coeur i U arrive néanmoins quelquefois que celui de quelques-unes y est poussé avec plus de force que celui des autres; il arrive aussi que les ouvertures par où U entre dans le cœur, ou bien celles par où il en sort, sont plus élargies ou plus resserrées une fois que Tautre.

Art. VT. téi piinéipâM étpérieiMièi qai MrTeiit 1 éôhutttre eeà itÊOuremâ/lâ

CÉ l'tHioitf.

Or, en considérant les diverses altérations que Texpérience fait voir de notre corps pendant que notre âme est agitée de diverses passions, je remarque en Tamour quand elle est seule, c'est-à-dire quand elle n'est accompagnée d'aucune forte joie, ou désir, ou tristesse, que le battement du pouls est égal et beaucoup plus grand et plas Ibf t que de Cotittlttle ; qu'on sent uiie douce cbaletii* dans la poitHne, et que la digestion des viandes se fait fort prolnptement dans Testomac, en sorte que cette t^assioa est Utile poiv la santé*

Art. 98. En It haioe.

Je remarque, ail coritraiie, en la haine, que le pdtlls est inégal et plus petit, et sauvent plus vite; qu'où ^ent dds froideurs entremêlées de je île sais quelle chaleur âpre et piquante dans Ift poitrine; que l'estotnâc cesse de faire soti ofûce, et est enclin à vomir et rejeter les Viandes qu'on a mangées, du du moins à les coiToiilpr6 et convertir en mauvaises humeuiv.

àtU 99. En la joie*

En la joie, que le pouls est égal et plus vite qu'à l'ordinaire, mais qu'il n'est pas si fort eu si grand qu'en l'amour ; et qu'on sent une chaleur agréable t{ui n'est pas seulement en la poitrine, mais qui se répand aussi en toutes les parties extérieures du corps avec le sang qu'on y voit venir en abondance ; et que cependant on perd quelquefois l'appétit à cause que la diges« tion se fait moins que de coutume.

Art. 100. Bû ift t .4stej^se.

En la tristesse, que le pouls est faible et lent, et qu'on sent ''.omme des liens autour du'cœur qui le serrent^ et des glaçons

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