‹ Œuvres de Descartes (volume 3)Chapitre 50 sur 91 · DES CHOSES QUI OKT ÉTÉ OBJECTÉES C0:<4TRE LA QUATRIÈME MÉDITATION · texte numérisé non relu

DES CHOSES QUI OKT ÉTÉ OBJECTÉES C0:<4TRE LA QUATRIÈME MÉDITATION

I. rai déjà assez expliqué quelle est l'idée que nous avons du ^néant, et comment nous participons du non-étre, en nommant cette idée négative et disant que cela ne veut rien dire autre chose sinon que nous ne sommes pas le souverain Être, et qu'il nous manque plusiears choses; mais vous cherchez partout des difficultés où il n'y en a point.

Et lorsque vous dites « qu'entre les ouvrages de Dieu, j'en ce vois quelques-uns qui ne sont pas entièrement achevés, » vous controuvez une chose que je n'ai écrite nulle part, et que je ne pensai jamais ; mais bien seulement ai-je dit que si certaines choses étaient considérées, non pas comme faisant parlie de tout cet univers, mais comme des touts détachés et des choses singulières, pour lors elles pourraient sembler imparfaites.

Tout ce que vous apportez ensuite pour la cause finale doit être rapporté à la cause efficiente: ainsi, de cet usage admira* ble de chaque partie dans les plantes et dans les animaux, etc., il est juste d'admirer la main de Dieu qui les a faites, et de connaître et glorifier l'ouvrier par l'inspection de ses ouvrages, mais non pas de deviner pour quelle fin il a créé chaque chose. Et quoique, en matière de morale , où il est souvent permis d'user de conjectures, ce soit quelquefois une chose pieuse de con-

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sidérer quelle fin nous pouvons conjecturer que Dieu s'est pro* posée au gouvernement deFunivers, ceiiainementen physique, où toutes choses doivent être appuyées de solides raisons, cela serait inepte. Et on ne peut pas feindre qu'il y ait des fins plus aisées à découvrir les unes que les autres ; car elles sont toutes également cachées dans Tabime imperscrutable de sa sagesse. Et vous ne devez pas aussi feindre quHl n*y a point d'homme qui puisse comprendre les autres causes ; car il n'y en a pas une qui ne soit beaucoup plus aisée à connaître que celle de la fin que Dieu s'est proposée ; et même celles que vous apportez pour servir d'exemple de la difficulté qu'il y a ne sont pas si difficiles que je ne sache qu'il y en a tel qui se persuade de les connaître. Enfin, puisque vous me demandez si ingénument a quelles A idées j'estime que mon esprit aurait eues de Dieu et de lui- « même si, du moment qu'il a été infus dedans le corps, il y « fût demeuré jusqu'à cette heure les yeux fermés, les oreilles « bouchées, et sans aucun usage des autres sens, » je vous réponds aussi ingénument et sincèrement que (pourvu que nous supposions qu'il n'eilt été ni empêché ni aidé par le corps à penser et méditer] je ne doute point qu'il n'aurait eu les mêmes idées qu'il en a maintenant, sinon qu'il les aurait eues beaucoup plus claires et plus pures ; car les sens l'empêchent en beaucoup de rencontres, et ne lui aident en rien pour les concevoir. Et de fait il n'y a rien qui empêche tous les hommes de reconnaître également qu'ils ont en eux ces mêmes idées , que parce qu'ils sont pour l'ordinaire trop occupés à la considération des choses corporelles.

IL Vous prenez partout ici mal à propos êlre sujet à l'erreur pour une imperfection positive, quoique néanmoins ce soit seulement, principalement au respect de Dieu, une négation d'une plus grande perfection dans les créatures. Et la comparaison des citoyens d'une république ne cadre pas avec les parties de l'univers ; car la malice des citoyens, en tant que rapportée à la république, est quelque chose de positif; mais il n'en est pas de même de ce que l'homme est sujet à l'erreur, c'est-à-dire de ce qu'il n'a pas toutes sortes de perfections, eu égard au bien de l'univers. Mais la comparaison peut être mieux établie entre cchii qui voudrait que le corps humain fût couvert d'yeux, afin qu'il parût plus beau, d'auiaiit qu'il n'y a point en lui de pardo plus belle que l'œil, et celui qui pense qu'il ne de vmit point

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y aToir de créatures au monde qui ne fussent exemptes d'erreur, c'est-À-dire qui ne fussent entièrement parfaites.

De plus, ce que vous supposez ensuite n'est nullement véritable, à savoir, « que Dieu nous destine à des œuvres mauvai- « ses, et qu'il nous donne des imperfections et autres choses « semblables, i» Gomme aussi il n'est pas vrai que « Dieu ait « donné à l'homme une faculté de juger incertaine, confuse « et insuffisante pour ce peu de choses qu'il a voulu soumettre « à son jugement, p

III. Voulez- vous que je vous dise, en peu de paroles, « à quoi « la volonté se peut étendre qui passe les bornes de l'entende- - « ment? » C'est, en un mot, à toutes les choses où il arrive que nous errons. Ainsi, quand vous jugez que l'esprit est un corps subtil et délié, vous pouvez bien, à la vérité, concevoir qu'il est un esprit, c'est-à-dire une chose qui pense, et aussi qu'un corps délié est une chose étendue ; mais que la chose qui pense ' et celle qui est étendue soient une même chose, certainement vous ne le concevez point, mais seulement vous le voulez croire, parce que vous l'avez déjà cru auparavant, et que vous ne vous départez pas facilement de vos opinions, ni ne quittez pas volontiers vos préjugés. Ainsi, lorsque vous jugez qu'une pomme qui par hasard est empoisonnée sera bonne pour votre aliment, vous concevez à la vérité fort bien que son odeur, sa couleur et même son goût sont agréables, mais vous ne concevez pas pour cela que cette pomme vous doive être utile si vous en faites votre aliment ; mais, parce que vous le voulez ainsi, vous en jugez de la sorte. Et ainsi j'avoue bien que nous ne voulons rien dont nous ne concevions en quelque façon quelque chose, mais je nie que notre entendre et notre vouloir soient d'égale étendue ; car il est certain que nous pouvons vouloir plusieurs choses d'une même chose, et que cependant nous pouvons n'en connaître que fort peu ; et lorsque nous ne jugeons pas bien, nous ne voulons pas pour cela mal, mais peutêtre quelque chose de mauvais; et même on peut dire que nous ne concevons mal aucune chose, mais seulement que nous sommes dits mal concevoir lorsque nous jugeons que nous concevons quelque chose de plus qu'en effet nous ne concevons.

Quoique ce que vous niez ensuite touchant l'indifTérence de la volonté soit de soi très-manifeste, je ne veux pas pourtant en* treprendi*ç de vouîj le prouver; car cela est tel que charnn le

doit plutôt ressentir et expérimenter en soi-même que se le persuader par raison ; et certes ce n'est pas merveille si dans le personnage que tous jouez, et tu la naturelle disproportion qui est entre la chair et Fesprit, il semble que vous ne preniez pas garde et ne remarquiez pas la manière avec laquelle Fesprit agit BU dedans de soi. Ne soyez donc pas libre, si bon vous semble; pour moi, je jouirai de ma liberté, puisque non-seulement je la ressens en moi-même, mais que je vois aussi qu'ayant dessein de la combattre, au lieu de lui opposer de bonnes et solides raisons, vous tous contentez simplement de la nier. Et peut-être que je trouverai plus de créance en Tesprit des autres en assurant ce que j'ai expérimenté, et dont chacun peut aussi faire épreuTe en soi-même, que non pas tous, qui niez ujie chose pour cela seul que vous ne l'avez peut-être jamais expérimentée. Et néanmoins il est aisé de juger par vos propres paroles que TOUS Faves quelquefois éprouvée : car où tous nies que « nous puissions nous empêcher de tomber dans Terreur, b parce que tous ne voulez pas qtie la volonté se porte à aucune chose qu^elle n'y soit déterminée par l'entendement, là même TOUS demeurez d'accord que « nous pouvons nous empêcher et « prendre garde de n*y pas persévérer, » ce qui ne se peut aucunement faire sans cette liberté que la volonté a de se porter çà ou là sans attendre la détermination do l'entendement, laquelle néanmoins tous ne vouliez pas reconnaître. Car si Fentendement a une fois déterminé la volonté à faire un faux jugement, je TOUS demande , lorsque la volonté commence la première fbis à prendre garde de ne pas persévérer dans l'erreur, qui est-ce qui la détermine à cela? Si c'est elle-même, donc elle peut se porter à quelque chose sans y être déterminée par l'entendement, et néanmoins c'était ce que vous niiez tantôt et qui fait encore à présent tout le sujet de notre dispute ; que si elle est déterminée par l'entendement, donc ce n'est pas elle qui se tient sur ses gardes ; mais seulement il arrive que, comme elle se portait auparavant vers le faux qui lui était pai* lui proposé, de même par hasard elle se porte maintenant vers le vrai, parce que l'entendement le lui propose. Mais de plus je voudrais bien savoir quelle vous concevez être la nature du faux, et comment vous pensez qu'il peut être l'objet de l'entendement. Car, pour moi, qui par le faux n'entends rien autre chose que la privation du vrai, je trouve qu'il y a une entière répugmince que

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Tentendement appréhende le faux sous la forme ou Tapparence du vrai, ce qui toutefois serait nécessaire s'il déterniinait jamais la volonté à embrasser la fausseté*

IV. Pour ce qui regarde le fruit de ces Méditations, j'ai, ce me semble, assez averti dans la préface, laquelle je pense que vous avez lue, qu'il ne sera pas grand pour ceux qui, ne se mettant pas en peine de comprendre Tordre et la liaison de mes raisons, tâcheront seulement de chercher à toutes rencontres des occasions de dispute. Et quant à la méthode qui nous apprend à pouvoir discerner les choses que nous concevons en effet clairement de celles que nous nous persuadons seulement de concevoir avec clarté et distinction, encore que je pense Tavoir assez exactement enseignée, comme j'ai déjà dit, je n'oserais pas néanmoins me promettre que oeux-là la puissent aisément comprendre qui travaillent si peu à se dépouiller de leurs préjugés qu'ils se plaignent que j'ai été trop long et trop exact à montrer le moyen de s'en défaire.

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I. D'autant qu^après avoir ici rapporté quelques-unes de mes paroles vous ajoutez que c'est tout ca que j'ai dit touchant la question proposée, je suis obligé d'avertir le lecteur que vous n'avez pas assez pris garde à la suite et liaison de ce que j'ai écrit; car je crois qu'elle est telle pour la preuve de chaque question que toutes les choses qui la précèdent y contribuent et une grande partie de celles qui la suivent : en sorte que vous ne sauriez fidèlement rapporter tout ce que j'ai dit de quelque question si vous ne rapportes en même temps tout ce que j'ai écrit des autres.

Quant à ce que vous dites que « cela vous semble (lur de voir « établir quelque chose d'immuable et d'étemel autre que Dieu, » vous auriez raison s'il était question d'une chose existante» ou bien seulement si j'établissais quelque chose de tellement immuable que son inamutabilité même ne dépendit pas de Dieu. Mais tout ainsi que les poètes feignent que les destinées ont bien à la vérité été faites et ordonnées par Jupiter, mais que depuis qu'elles ont une fois par lui été établies il s'est lui-même obligé de les garder, de même je ne pense pas à la vérité que les essences des choses, et ces vérités mathématiques qpie l'on en

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peut connaître, toient indcpendanU'S de Dûu; mais n^annooitis je pense que, parce que Dieu Ta ainsi votdu et qu'il en a ainsi disposé, elles sont immuables et éternelles; or, que cela vous semble dur ou mou, il m'importe fort peu ; pour moi il me sufût que cela soit véritable.

Ce que vous alléguez ensuite contre les universaux des dialecticiens ne me touche point, puisque je les conçois tout d^une autre façon qu'eux. Mais pour ce qui regarde les essences que nous connaissons clairement et distinctement, telles qu^cst celle du triangle ou de quelque autre figure de géométrie, je TOUS ferai aisément avouer que les idées de cdles qui sont en nous n'ont point été tirées des idées des choses singulières; car ce qui vous meut ici à dire qu'elles sont fausses n'est que parce qu'elles ne 8*accordent pas avec l'opinion que vous avez conçue de la nature des choses. Et même un peu après' vous dites que a l'objet des pures mathématiques, comme le point, la ligne, « la superficie et les indivisibles qui en sont composés, ne peu- « vent avoir aucune existence hors de l'entendement; » d'où il suit nécessairement qu'il n'y a jamais eu aucun triangle dans le monde, ni rien de tout ce que nous concevons n'appartient à la nature du triangle, ou à cdlede quelque autre figure de géométrie, et partant que les essences de ces choses n'ont point été tirées d'aucunes choses existantes. Mais, dites- vous, elles sont fausses. Oui, selon votre opinion, parce que vous supposez la nature des choses être telle qu'elles ne peuvent pas lui être conformes. Mais si vous ne soutenez aussi que toute la géométrie est fausse, vous ne sauriez nier qu'on n'en démontre plusieurs vérités, qui ne changeant jamais et étant toujours les mêmes, ce n'est pas sans raison qu'on les appelle immuables et étemelles.

Mais de ce qu'elles ne sont peut-être pas conformes à Topinion que vous avez de la nature des choses, ni même aussi à celle que Démocrite et Ëpicure ont bAtie et composée d'atomes, cela n'est à leur égard qu'une dénomination extérieure, qui ne cause en eUe aucun changement ; et toutefois on ne peut pas douter qu'elles ne soient conformes à cette véritable nature de^ choses qui a été faite et constniite par le vrai Dieu : non qu'il y ait dans le monde des substances qui aient de la longueur sans largeur, ou de la largeur sans profondeur ; mais parce que les figures géométriques ne sont pas considérées comme dea

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EUbslanceâ, mais seulement comme des tennes sous lesquels Id substance est contenue. Cependant, je ne demeure pas d*accord que les idées de ces figures nous soient jamais tombées sous les sens, comme chacun se le persuade ordinairement ; car, encore qu'il n'y ait point de doute qu'il y en puisse avoir dans le monde de telles que les géomètres les considèrent, je nie pourtant qu'il y en ait aucune autour de nous, sinon peut-être de si petites qu'elles ne font aucune impression sur nos sens : car elles sont pour l'ordinaire composées de lignes droites, et je ne pense pas que jamais aucune partie d'une ligne ait touché nos sens qui fût Téritablement droite. Aussi, quand nous venons à regarder au travers d'une lunette celles qui nous avaient semblé les plus droites, nous les voyons toutes irrégulières et courbées de toutes parts comme les ondes. Et partant, lorsque nous avons la première fois aperçu en notre enfance une figure triangulaire tracée sur le papier, cette figure n'a pu nous apprendre comme il fallait concevoir le triangle géométrique, parce qu'elle ne le représentait pas mieux qu'un mauvais crayon une image parfaite. Hais d'autant que l'idée véritable du triangle était déjà en nous, et que notre esprit la pouvait plus aisément concevoir que la figure moins simple ou plus composée d'un triangle peint, de là vient qu'ayant vu cette figure composée nous ne l'avons pas conçue elle-même, mais plutôt le véritable triangle. Tout ainsi que quand nous jetons les yeux sur une carte où il y a quelques traits qui sont disposés et arrangés, de telle sorte qu'ils représentent la face d'un homme, alors cette vue n'excite pas tant en nous l'idée de ces mêmes traits que celle d'un homme : ce qui n'arriverait pas ainsi si la face d'un homme nous était connue d'ailleurs, et si nous n'étions plus accoutumés à penser à elle que non pas à ses traits, lesquels assez souvent même nous ne saurions distinguer les uns des autres quand nous en sommes un peu éloignés. Ainsi, certes, nous ne pourrions jamais connaître le triangle géométrique par celui que nous voyons tracé sur le papier, si notre esprit d'ailleurs n'en avait eu ridée.

n. Je ne vois pas ici de quel genre de choses vous voulez que l'existence soit, ni pourquoi elle ne peut pas aussi bien être dite une propriété, comme la toute-puissance, prenant le nom de propriété pour toute sorte d'attribut ou pour tout ce qui peut être attribué à une chose, selon qu'en eflet il doit ici être pris.

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Mais, bien davantage, Fezistence nécessaire est vraiment en Dieu une propriété prise dans le sens le moins étendu, parce qu'elle convient à lui seul, et qu'il n'y a qu'en lui qu'elle fasse partie dé l'essence. G*est pourquoi aussi Fexistence du triangle ne doit pas être comparée avec l'existence de Dieu, parce qu^elle a manifestement en Dieu une autre relation à l'essence qu^eUc n'a pas dans le triangle ; et je ne commets pas plutôt en ceci la faute que les logiciens nomment une pétition de principe, lorsque je metsTexistence entre les choses qui appartiennent à l'essence de Dieu, que lorsqu'entre les propriétés du triangle je met^ l'égalité de la grandeur de ses trois triangles avec deux droits. Il n'est pas vrai aussi que l'essence et l'existence en Dieu, aussi bien que dans le triangle, peuvent être conçues Tune sans Tau" tre, parce que Dieu est son être, et non pas le triangle. Et toutefois je ne nie pas que l'existence possible ne soit une perfection dans ridée du triangle, comme l'existence nécessaire est une perfection dans l'idée de Dieu , car cela la rend plus parfaite que ne sont les idées de toutes ces chimères que nous supposons ne pouvoir être produites. Et partant vous n'avez en rien diminué la force de mon argument, et vous demeurex toujours abusé par ce sophisme que vous dites avoir été si facile à résoudre. Quant à ce que vous ajoutez ensuite, j^y ai déjà suffisamment répondu; et vous vous trompez grandement lorsque vous dites qu'on ne démontre pas l'existence de Dieu comme on démontre que tout triangle rectiligne a ses trois angles égaux à deux droits; car la raison est pareille en tous les deux, hormis que la démonstration qui prouve l'existence en Dieu est beaucoup plus simple et plus évidente que l'autœ. Enfin, je passe sous silence le reste, parce que, lorsque vous dites que je n'explique pas assez les choses, et que mes preuves ne sont pas convaincantes, je pense qu'à meilleur titre on pourrait dire le même de vous et des vôtres.

III. Conti'e tout ce que vous rapportez ici de Diagore, de Théodore, de Pythagore, et de plusieurs autres, je vous oppose les sceptiques, qui révoquaient en doute les démonstrations même de géométrie, et je soutiens qu'ils ne l'auraient pas fait s'ils avaient connu Dieu comme il faut; et même de ce qu'une chose parait vraie à plus de personnes, cela ne prouve pas que cette chose soit plus notoire et plus manifeste qu'une autre, mais bleu de ce que ceux qui o.nt une connaissance suffisante de

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Tune et de Tautre reconnaissent que Tune est preiaièfeiiient connue, plus évidente et plus assurée que Fautre.

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