‹ Œuvres de Descartes (volume 3)Chapitre 52 sur 91 · PARU. GASSENDI CONTRE LES PRÉCÉDENTES RÉPONSES · texte numérisé non relu

PARU. GASSENDI CONTRE LES PRÉCÉDENTES RÉPONSES

Monsieur,

Je TOUS ai beaucoup d'obligation dé ce que, voyant que j'ai négligé de répondre au gros livre d'instances que l'auteur des cinquièmes objections a produit contre mes réponses, tous aves prié quelques-uns de tos amis de recueillir les phis fortes raisons de ce livre, et m'avez envoyé l'extrait qu'ils eu ont fait. Vou3 avez eu en cela plus de soin de ma réputation que mol*« même ; car je vous assure qu'il m'est indifférent d'être estimé

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OU méprisé par ceux que de semblables raisons auraî«it pa persuader. Les meilleurs esprits de ma connaissance qui ont la son livre m'ont témoigné qu'ils n'y avaient trouvé aucune chose qui les arrêtât ; c'est à eux seuls que je désire satisfaire. Je sais que la plupart des hommes remarquent mieux les apparences que la vérité, et jugent plus souvent mal que bien; c'est pourquoi je ne crois pas que leur approbation vaille la peine que je fasse tout ce qui pourrait être utile pour l'acquérir. Mais je ne laisse pas d'être bien aise du recueil que tous m'avez envoyé, et je me sens obligé d'y répondre plutôt pour reconnaissance du travail de vos amis que par la nécessité de ma défense ; car je crois que ceux qui ont pris la peine de le faire doivent maintenant juger, comme moi, que toutes les objections que ce livre contient ne sont fondées que sur quelques mots mal entendus ou quelques suppositions qui sont fausses ; vu que toutes celles qu'ils ont remarquées sont de cette sorte, et que néanmoins ils ont été si diligents qu'ils en ont même igouté quelques-unes que je ne me souviens point d'y avoir lues.

Us en remarquent trois contre la première Méditation, à savoir : « 1<» que je demande une chose impossible en youlant « qu'on quitte toutes sortes de préjugés ; 2^ qu'en pensant les « quitter on se revêt d'autres préjugés qui sont plus préjudi- « ciables ; 3*> et que la méthode de douter de tout, que J^ai proie posée, ne peut servir à trouver aucune vérité. »

La première desquelles est fondée sur ce que l'auteur de ce livre n'a pas considéré que le mot préjugé ne s'étend point à toutes les notions qui sont en notre esprit desquelles j'avoue qu'il est impossible de se défaire, mais seulement à toutes les opinions que les jugements que nous avons faits auparavant ont laissées en notre créance ; et, pour ce que c'est une action de la volonté que de juger ou ne pas juger, ainsi que j'ai expliqué en son lieu, il est évident qu'elle est en notre pouvoir; car enfin, pour se défaire de toute sorte de préjugés, il ne faut autre chose que se résoudre à ne rien assurer ou nier de tout ce qu'on avait assuré ou nié auparavant, sinon après Tordre derechef examiné, quoiqu'on ne laisse pas pour cela de retenir toutes les mêmes notions en sa mémoire. J'ai dit néanmoins qu'il y avait de la difQculté à chasser ainsi hors de sa créance tout ce qu'on y avait mis auparavant, partie à cause qu^il est besoin d*avolr qitclqua ration da douter avant qua da t'y éé»

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terminer (c^est pourquoi j'ai proposé les principales en ma première Méditation), et partie aussi à cause que, quelque résolution qu'on ait prise de ne rien nier ni assurer, on s'en oublie aisément par après si on ne Ta fortement imprimée en sa mémoire ; c'est pourquoi j'ai désiré qu'on y pensât avec soin.

La deuxième objection n'est qu'une supposition manifestement fausse ; car, encore que j'aie dit qu'il fallait même s'efforcer de nier les choses qu*on avait trop assurées auparavant, j'ai très-expressément limité que cela ne se devait faire que pendant le temps qu'on portait son attention à chercher quelque chose de plus certain que tout ce qu'on pourrait ainsi nier, pendant lequel il est évident qu'on ne saurait se revêtir d'aucun préjugé qui soit préjudiciable.

La troisième aussi ne contient qu'une cavillation; car, bien qu'il soit vrai que le doute seul ne suffit pas pour établir aucune vérité, il ne laisse pas d'être utile à préparer l'esprit pour en établir par après, et c'est à cela seul que je l'ai employé.

Contre la seconde Méditation, vos amis remarquent six choses. La première est qu'en disant : Je pense^ donc je suis, l'auteur des Instances veut que je suppose cette majeure : Celui qui pense est; et ainsi que j'aie déjà épousé un préjugé. En quoi il abuse derechef du mot de préjugé : car, bien qu'on en puisse donner le nom à cette proposition lorsqu'on la profère sans attention, et qu'on croit seulement qu'elle est vraie à cause qu'on se souvient de l'avoir ainsi jugée auparavant, on ne peut pas dire toutefois qu'eDe soit un préjugé lorsqu'on rexamine, à cause qu'elle paraît si évidente à l'entendement qu'il ne se saurait empêcher de la croire, encore que ce soit peut-être la première fois de sa vie qu'il y pense, et que par conséquent il n'en ait aucun projugé. Mats i'en*eur qui est ici la plus considérable est que cet auteur suppose que la connaissance des propositions particulières doit toujours être déduite des universelles, suivant l'ordre des syllogismes de la dialectique; en quoi il montre savoir bien peu de quelle façon la vérité se doit chercher ; car il est certain que pour la trouver on doit toujours commencer par les notions particulières, pour venir après aux générales, bien qu'on puisse aussi, réciproquement, ayant trouvé les générales, en déduire d'autres particulières. Ainsi, quand on enseigne à un enfant les éléments de la géométrie, on ne lui fera point entendre en général que, lorsque de deux quantités égales

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on été des parties égales, les restes demeurent égaux, ou que le tout est plus grand que ses parties, si on ne lui en montre des exemples en des cas particuliers. Et c*est faute d^avoir pris garde à ceci que notre auteur s'est trompé en tant de faux raisonnements dont il a grossi sou livre; car il n'a fait que composer de fausses majeures à sa fantaisie, cooune si j^en avais déduit les vérités que j'ai expliquées.

La seconde objection que remarquent ici vos amis est que, « pour savoir qu'on pense, il faut savoir ce que c'est que pence sée ; ce que je ne sais point, disent-ils, à cause que j'ai tout a nié. r> Mais je n'ai nié que les préjugés, et non point les notions, comme celle-ci, qui se connaissent sans aucune affirmation ni négation.

La troisième est que « la pensée ne peut être sans objet; par «exemple, sans le corps. » Où il faut éviter l'équivoque du mot de pensée, lequel on peut prendre pour la chose qui pense, et aussi pour Faction de celte cause ; or, je nie que la chose qui pense ait besoin d'autre objet que de soi-même pour exercer son action, bien qu'elle puisse aussi l'étendre aux choses matérielles loi-squ'cUe les examine.

La quatrième, que, «bien quej'aîeune pensée de moi-même, (( je ne sais pas si celte pensée est une action corporelle ou un « atome qui se meut, plutôt qu'une substance immatérielle, « où réquivoque du nom de pensée est répétée, et je n'y vois rien de plus, sinon une question sans fondement, et qui est semblable à celle-ci : Vous jugez que vous êtes un homme à cause que vous apercevez en vous toutes les choses à l'occasion desquel]e5 vous nommez hommes ceux en qui elles se trouvent; mais que savez- vous si vous n'êtes point un éléphant plutôt qu'un homme, pour quelques autres raisons que vous ne pouvez apercevoir? Car, après que la substance qui pense a jugé qu'elle est intellectuelle, à cause qu'elle a remarqué en soi toutes les propriétés des substances intellectuelles, et n'y en a pu remarquer aucune de celles qui appaitiennent au corps, on lui demande encore comment elle sait qu'elle n'est point un corps plutôt qu'une substance immatérielle.

La cinquième objection est semblable : que, a bien que je ne a trouve point d'éteudue en ma pensée, il ne sensuit pas qu'elle a ne soit point étendue, pour ce que ma pensée n'est pas la « règle de la vérité des choses, yt Et aussi la sixième, « qu'il se

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RÉPONSES ÀtX mSTANCES. 883

)i peut faire que la distinction que je trouve par ma pensée en- « tre la pensée et le corps soit fausse, n Mais il faut particulièrement ici remarquer Téquivoque qui est en ces mots: Ma pensée rCest pas la règle de la vérité des choses; car si on veut dire que ma pensée ne doit pas être la règle des autres pour les obliger à croire une chose à cause que je la pense vraie, j'en suis entièrement d'accord ; mais cela ne vient point ici à propo^car je n'ai jamais voulu obliger personne à suivre mon autorité ; au contraire, j'ai averti en divers lieux qu'on ne se devait laisser pei-suader que par la seule évidence des raisons. De plus, si on prend indifféremment le mot de pensée pour toute sorte d'opération de rame, il est ceilain qu'on peut avoir plusieurs pensées desquelles on ne.doit rien inférer touchant la vérité des choses qui sont hors de nous; mais cela ne vient point aussi à propos en cet endroit, où il n'est question que des pensées qui sont des perceptions claires et distinctes, et des jugements que chacun doit faire à part soi ensuite de ces perceptions. C'est pourquoi, au sens que ces mots doivent ici être entendus, je dis que la pensée d'un chacun, c'est-à-dire la perception ou connaissance qu'il a d'une chose, doit être pour lui la règle de la vérité de celte chose, c'est-à-dire que tous les jugements qu'il en a faits doivent être conformes à cette perception pour être bons; même touchant les vérités de la foi, nous devons apercevoir quelque raison qui nous persuade qu'elles ont été révélées de Dieu avant que de nous déterminer à les croire ; et encore que les ignorants fassent bien de suivre le jugement des plus capables touchant les choses difQciles à connaître, il faut néanmoins que ce soit leur perception qui leur enseigne qu'ils sont ignorants, et que ceux dont ils veulent suivre les jugements ne le sont peut-^tre pas tant ; autrement ilsferaicnt mal deles suivre, et Us agiraient plutôt en automates ou en bêtes qu'en hommes. Ainsi, c'est l'erreur la plus absurde et la plus exorbitante qu'un philosophe puisse admettre, que de vouloir faire des jugements qui ne se rapportent pas aia perceptions qu'il a des choses ; et toutefois je ne vois pas comment notre auteur se pourrait excuser d'être tombé en cette faute en la plupart de ses objections : car il ne veut pas que chacun s'arrête à sa propre perception, mais il prétend qu'on doit plutôt croire des opinions ou fantair sies qu'à lui plait nous proposer, bien qu'on ne les aperçoive aucunement.

M4 fcÈMNSES Afît iNSTASCïS.

Ck>ntre la troisième Méditation tos amis ont rémarqué : « 4^ que tout le monde n*expërimente pas en soi Fidée de Dieu ; « 2^ que si j'avais cette idée, je la comprendrais ; 3<^ que place sieurs ont lu mes raisons, qui n'en sont point persuades ; 4* et « que, de ce que je me connais imparfait , il ne s^ensuit pas que c( Dieu soit, n Mais si on prend le mot d'idée en la façon que j*ai dit très-expressément que je le prenais, sans s'excuser par Yéquivoque de ceux qui le restreignent aux images des choses matérielles qui se fonnent en l'imagination, on ne saurait nier d'avoir quelque idée de Dieu, si ce n'est qu'on dise qu^on n'entend pas ce que signifient ces mots : lactose la plus parfaite que nous puissions concevoir; car c'est ce que tous les hommes appellent Dieu. Et c'est passer à d'étranges extrémités pour vouloir faire des of)jectionsque d'en venir à dire qu'on n^entend pas ce que signifient les mots qui sont les plus ordinaires en labooche des hommes; outre que c'est la confession la plus impie qu'on puisse faire que de dire de soi-même, au sens que j^ai pris le mot d'idée, qu'on n'en a aucune de Dieu : car ce n'est pas seulement dire qu'on ne le connaît point par raison naturelle, mais aussi que, ni par la foi, ni par aucun autre moyen, on ne saurait rien savoir de lui, poiu- ce que si on n^a aucune idée, c'est-à-dire aucune perception qui réponde à la signification de ce mot, Dieu^ on a heau dire qu'on croit que Dieu est, c'est le même que si on disait qu'on croit que rien est , et ainsi on demeure dans l'abîme de l'impiété, et dans l'extrémité de l'ignorance. •

Ce qu'ils ajoutent, que « si j'avais cette idée, je la compren- « drais, » est dit sans fondement : car, à cause que le mot de comprendre signifie quelque limitation, un esprit fini ne saurait comprendre Dieu, qui est infini; mais cela n'empêche pas qu'il ne l'aperçoive, ainsi qu'on peut bien toucher une montagne encore qu'on ne la puisse embrasser.

Ce qu'ils disent aussi de mes raisons, que « plusieurs les ont « lues sans en être persuadés, » peut aisément être réfuté, parce qu'il y en a quelques autres qui les ont comprises et en ont été satisfaits; car on doit plus croire à un seul qui dit, sans intention de mentir, qu'fi a vu ou compris quelque chose, qu'on ne doit faire à mille autres qui la nient pour cela seul qu'ils ne l'ont pu voir ou comprendre : ainsi qu'en la découverte des antipodes on a plutôt ciu au rapport de quelques ma-

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HËPONSËS AUX INSTANCES. ^8^

Idots qui ont fait le tour de la terre qu'à des milliers de philosophes qui n'ont pas cru qu'elle fût ronde. Et pour ce qu'ils allèguent ici les Éléments d'Euclide, comme s'ils étaient faciles à tout le monde, je les prie de considérer qu'entre ceux qu'on estime les plus savants en la philosophie de l'école il n'y en a pas de cent un qui les entende, et qu'il n'y en a pas un de dix mille qui entende toutes les démonstrations d'Apollonius ou Archimède, bien qu'elles soient aussi évidentes et aussi certaines que celles d'Euclide.

Enfin, quand ils disent que « de ce que je reconnais en moi a quelque imperfection, il ne s'ensuit pas que Dieu soit, » ils ne prouvent rien ; car je ne l'ai pas immédiatement déduit de cela seul sans y ajouter quelque autre chose ; et ils me font seulement souvenir de l'artifice de cet auteur qui a coutume de tronquer mes raisons, et n'en rapporter que quelques parties pour les faire paraître imparfaites.

Je ne vois rien, en tout ce qu'ils ont remarqué touchant les trois autres Méditations, à quoi je n'aie amplement répondu ailleurs, comme à ce qu'ils objectent : 1^ a que j'ai commis un a cercle en prouvant l'existence de Dieu par certaines notions « qui sont en nous, et disant après qu'on ne peut être certain « d'aucune chose sans savoir auparavant que Dieu est; 2® et que « sa connaissance ne sert de rien pour acquérir celle des vérî- « tés de mathématique ; 3<» et qu'il peut être trompeur. » Voyez sur cela ma réponse aux secondes objections, et la fin de la seconde partie de la l'épouse aux quatrièmes.

Mais ils ajoutent à la fin une pensée que je ne sache point que nçtre auteur ait écrite dans son livre d'^Instances, bien qu'elle soit fort semblable aux siennes : « Plusieurs excellents et esprits, disent-ils, croient voir clairement que l'étendue ma- « thématique, laquelle je pose pour le principe de ma physique, « n'est rien autre chose que ma pensée, et qu'elle n'a ni ne « peut avoir aucune subsistance hors de mon esprit, n'étant « qu'une abstraction que je fais du corps physique; et, partant, « que toute ma physique ne peut être qu'imaginaire et feinte, « comme sont toutes les pures mathématiques ; et que, dans la « physique réelle des choses que Dieu a créées, il faut une ma- % tière réelle, solide, et non imaginaire. » Voilà l'objection des objections, et l'abrégé de toute la doctrine des excellents esprits qui sont ici allégués. Toutes les choses que nous pouvons en*

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tendre et concevoir ne sont à leur compte que des iinagiiiation> et des ûctions de notre esprit, qui ne peuvent avoir aucune subsistance : d'où il suit qu'il n'y a rien que ce qu'on ne peut aucunement entendre, ni concevoir ou imaginer, qu'on doite admettre pour vrai : c'est-à-dire qu'il faut entièrement fermer la porte à la raison et se contenter d'être singe ou perroquet, ei non plus homme, pour mériter d'être mis au rang de ces excellents esprits. Car si les choses qu'on peut concevoir doiveot être estimées fausses pour cela seul qu'on les peut concevoir, que restû-t-il, sinon qu'on doit seulement recevoir pour vraies celles qu'on ne conçoit pas, et en composer sa doctrine, en imitant les autres, sans savoir pourquoi on les imite, comme font les singes, et ne proférant que des paroles dont on n'entend point le sens, comme font les perroquets? Mais j'ai bien de quoi me consoler pour ce qu'on Joint ici ma physique avecles pures mathématiques, auxquelles je souhaite surtout qu'elle ressemble.

Pour les deux questions qu'ils ajoutent aussi à la fin, à savoir, a comment l'âme meut le corps si elle n'est point maté- « riclle, et comment elle peut recevoir les espèces des objets « corporels, » elles me donnent seulement ici occasion d'avertir que notre auteur n'a pas eu raison lorsque, sous prétexte d« me faire des objections, il m'a proposé quantité de telles quêtions dont la solution n'était pas nécessaire pour la preuve des choses que j'ai écrites, et que les plus ignorants en peuvent plus faire en un quart d'heure que tous les plus savants n'en sauraient résoudie en toute leur vie; ce qui est cause que je ne me suis pas mis en peine de répondre à aucunes. Et celles-ci entre autres présupposent l'explication de l'union qui est entre l'âme et le corps, de laquelle je n'ai point eocam traité. Mais je vous dirai à vous que toute la difficulté qu'elles contiennent ne procède que d'une supposition qui est fausse, et qui ne peut aucunement être prouvée, à savoir, que si l'âme et le corps sont deux substances de diverse nature, cela les empêche de pouvoir agir l'une contre l'autre; car au contraire ceux qui admettent des accidents réels, comme la chaleur, la pesanteur* et semblables, ne doutent point que ces accidents ne puiss»! agir contre le corps ; et toutefois U y a plus de différence entre eux et lui, c'est-à-dire entre des accidents e| une suiistancei qu'il n'y a entre deux substances.

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