‹ Œuvres de Descartes (volume 3)Chapitre 73 sur 91 · LES PASSIONS DB L'AXE · texte numérisé non relu

LES PASSIONS DB L'AXE

Irt . tt. l)e la dlfférenoa qui eit entre les autres perceptkot.

Toutes les perceptions que je n'ai pas encore expliquées viennent à Vàxae par Tentremise des nerfs, et il y a entre elles cette différence que nous les rapportons Ica nnca ^m n^jAt» dedehors qui frappent nos sens, les autres a notre âme.

Art. 25. Dei perceptiona que noua rapportona aux objets qui sont hors de noin

Celles que nous rapportons à des choses quisonthors denoos, à savoir, aux objets de nos sens, sont causées,* au moinâ lorsque notre opinion n'est point fausse, par ces objets qui, excitant quelques mouTements dans les organes des sens extérieurs, en excitent aussi par rentremisedesjierfs dans le cerveau, lesquels font que Tàme les sent. Ainsi^ lorsque nous Tof ons la lumière d'uti flambeau et que nous oyons le son d'une doche, ce son et cette lumière sont deux diverses actions qui, par cela seul qu'elles excitent deui divers inoiiTcihénts en Quelquesuns de nos nerfs, et par leur moyen dans le cerveau, donnent à rame deux sentiments différents, lesquels nous rapportons tellement aux sujets que nous supposons être leurs causes» que nous pensons voir le flambeau même et ouïr la cloche, non pas sentir seulement des mouvements qui viennent d'eux.

Art. 24. Des peroeptioas que nous rapportons à notre corps.

Les perceptions que nous rapportons à notre corps on à quelques-unes de ses parties sont celles que nous avons de la feioi, de la soif et de nos autres appétits naturels; à quoi on peut joindre la douleur, la chaleur et les autres affections que nous sentons comme dans nos membres, et non pas conune dans les objets qui sont hors de nous : ainsi nous pouvons sentir en même temps^ et par l'entremise dés mêmes nerfs, la froideur de notre main de la chaleur de la flamme dont elle s'approche, ou bien, au contraire, la chaleur de la main et le fh)id de l'air auquel elle est etpbsée, sans qu'il y ait aucune difiR^rence entre les actions qui nous font sentir lé chaud ou le fMd qui est eb notre tnain et celles qui nous fbnt sentir celui qui est hors de nous, sinon que, rutie de ces actions survenant à l'autre, nous jugeons que la )[>remifere est déjà en nous et que celle qui survient n'y est pas encore, mais en l'objet qui la cause;

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