‹ Œuvres de Descartes (volume 3)Chapitre 83 sur 91 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

table partie de sang est Ycaii^ de la rate, h cause qu'elle est comme le dernier réservoir qui sert à en fournir au coeur lorsqu'il ne lui en vient pas assez d'ailleurs : c'est pouvquoiles mouvements des esprits et des nerfs aui servent à étrécir ainsi les oriûces du cœur et à ]f conduire du sang de la rate accompagnent to^iQ^rs 1^ tristesse.

AH. 111. Aa désir.

Enfin, loua Içs ppemie^ dëûrs qi^o rào^ peut avoir eus Ionqu'elle était nouvellement jointe au corps ont été de recevoir lç8 choses qui lui étaient convenables, et de repousser celles qui lui étaient nuisLt>les; et c'a. été pour ces mêmes effets que les esprits oi]\t commencé dès lors à mouvoir tous les muscles et tous les organes des sen9 en toutes les façons qu'ils les peuvent mouvoir; ce qui e$t cause que maintenant, lorsque Tâma désire quelque chose, tout le corps devient plus agile et plus disposé à se wouvoir qu'il n'a coutume d'être sans cela. Et lorsqu'il arrive d'ailleurs que )e corps est ainsi disposé, cela rend tes désirs de l'âme plus forts et plus ardents.

ArU 112. Qaels «oat les sii^es extiriears de ces pusiont.

Ce que j'ai mis ici fait assez entendre la cause des différences du pouls et de toutes les autres propriétés que j'ai ci-dessus attribuées à ces passions, sans qu'il soit besoin que je m'arrête à les expliquer davantage ; mais, pour ce que j'ai seulement remarqué en chacune ce qui s'y peut observer lorsqu'elle est seule, et qiu sert à connaître les mouvements du sang et des esprits qui les produisent, il me reste encore à traiter de plusieurs signes eitérieurs qui ont coutume de les accompagner, et qui se remarquent bien mieux lorsqu'elles sont mêlées plusieurs ensemble, ainsi qu'elles ont coutume d'être, que lorsqu'elles sont séparées. Les principaux de ces signes sont les actions des yeux et du visage, les changements de couleur, les tremblements, la langueur, la pâmoison, les ris, les larmes, les gémissements et les soupirs.

Art. US. Des actions des leux et di\ y^i^gè.

\\ n'y ^ aucunçi passion que quelque particulière cation des yeux ne d<^clare : et cela est si manifeste en quelques-unes, que

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