‹ Œuvres de Descartes (volume 4)Chapitre 8 sur 23 · LETTRES. ZO^J · texte numérisé non relu

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quelque chose de métaphysique, de physique et de médecine dans le premier discours. Que si je puis faire avoir au monde cette opinion de ma Méthode, je croirai alors n'avoir plus ts^nt de sujet de craindre que les principes de ma Physique soient mal reçus ; et si je ne rencontrois que des juges aussi favorables que vous , je ne le craindrois pas dès maintenant.

Vous ' me demandez in quo génère causœ Deu$ disposait œternas veritates : je vous réponds que c'est in eodem génère causœ qu'il a créé toutes choses, c'est-à-dire ut efficiens et totalis causa. Car il est certain qu'il est aussi bien auteur de l'essence comme de l'existence des créatures : or cette essence n'est autre chose que ces vérités éternelles , lesquelles je ne conçois point émaner de Dieu, comme les rayons du soleil ; mais je sais que Dieu est auteur de toutes choses, et que ces vérités sont quelque chose, et par conséquent qu'il en est auteur. Je dis que je le sais , et non pas je le conçois ni que je le comprends ; car on peut savoir que Dieu est infini et tout- puissant, encore que notre âme étant finie ne le puisse comprendre ni concevoir; de même que nous pouvons bien toucher avec les mains une montagne, mais non pas l'embrasser comme nous ferions un arbre, ou quelque

* En marge , et effacé ; « N'est-ce point nne autre lettre ? cela n'est-il »pas del'an i63o?» ^

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autre chose que ce soit, qui n'excédât point la grandeur de no» bras : car comprendre, c'est embrasser de la pensée; mais pour savoir une chose, il jsuffit de la toucher de la pensée. Vous demandez aussi qui a nécessité Dieu à créer ces vérités ; et je dis qu'il a été aussi libre de faire qu'il ne fut pas vrai que toutes les lignes tirées du centre à la cii'conférence fussent égales , comme de ne pas créer le monde : et il est certain que ces vérités ne sont pas plus nécessairement conjointes à son essence que les autres créatures. Vous demandez ce que Dieu a fait pour les produire ; je dis que ex hôc ipso quod illas ûb œterno esse voluerit et intellexeritj nias creavity ou bien (si vous n'attribuez le mot de creavit qu'à l'existence des choses ) illas disposait et fecit. Car c'est en Dieu une même chose de vouloir, d'entendre et de créer, sans que l'un précède l'autre, ne quidem ratione. Secondement, pour la question an Dei bonitati sit convenions homines in œternum damnare, cela est de théologie : c'est pourquoi absolument vous me permettrez, s'il vous plaît , de n'en rien dire ; non pas que les raisons des libertins en ceci aient quelque force , car elles me semblent frivoles et ridicules , mais pourceque je tiens que c'est Éadre tort aux vérités qui dépendent de la foi , et qui ne peuvent être prouvées par démonstration naturelle , que de les vouloir affermir par des raisons humaines, et probables seulement.

Troisièmement, pour ce qui touche la liberté de Diai, je suis tout-à-fait de l'opinion que vous me mandez avoir été expliquée par le P. Gibbieu. Je n'avois point su qu'il ,eût fait imprimer quelque chose, mais je tâcherai de faire venir son traité de Paris à la première commodité, afin de le voir ; et je suis grandement aise que mes opinions suivent les siennes , car cela m'assure au moins qu'elles ne sont pas si extravagantes qu'il n'y ait de très habiles hommes qui les soutiennent. Les quatrième , cinquième , sixième , huitième , neuvième et derniers points de votre lettre sont tous de théologie, c'est pourquoi je m'en tairai, s'il vous plaît. Pour le septième point, touchant les marques qui s'impriment aux enfants par l'imagination de la mère, etc. , j'avoue bien que c'est une chose digne d'étne examinée, mais je ne m'y suis pas encore satisfait. Pour le dixième point, où ayant supposé que Dieu mène tout à sa perfection , et que rien ne s'anéantit, vous demandez ensuite quelle est donc la perfection des bétes. brutes, et que deviennent leurs âmes après la mort : il n'est pas hors de mon sujet, et j'y réponds que Dieu mène tout à sa perfection , c'est-à-dire tout eoltectivey non pas chaque chose en particulier ; car cela même, que les choses particulières périssent, et que d'autres renaissent en leur place, c'est une des principales perfections de l'univers. Pour leurs âmes , et les autres formes et

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qualités , ne vous mettez pas en peine de ce qu'elles deviendront, je suis après à l'expliquer en mon traité, et j'espère de le faire entendre si clairement que personne n'en pourra douter.

Pour ce que vous inférez que si la nature de l'homme n'est que de penser, il n'a donc point de volonté, je n'en vois pas la conséquence; car vouloir, entendre, imaginer, sentir, etc., ne sont que des diverses façons de penser qui appartiennent toutes à l'âme. Vous rejetez ce que j'ai dit, qu'il suffit de bien juger pour bien faire; et toutefois il me semble que la doctrine ordinaire de l'école est que voluntas non fertur in malum ^ ni$i quatenus ei gub aliqua ratione boni reprœsentatur ab intellectu, d'où vient ce mot, omnis peccansest ignorans; en sorte que si jamais l'entendement ne représentoit rien à la volonté comme bien , qui ne le fût , elle ne pourroit manquer en son élection. Mais il lui représente souvent diverses choses en même temps, d où vient le mot video meliora proboque , qui n'est que pour les esprits foibles dont j'ai parlé en la page 26 ; et le bien faire dont je parle ne se peut entendre en termes de théologie, où il est parlé de la grâce, mais seulement de philosophie morale et naturelle, où cette grâce n'est point considérée , ' en sorte qu'on ne me peut accuser pour cela de l'erreur des pélagiens , non plus que si je disois qu'il ne faut qu'avoir un bon sens pour être

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honnête homme. On ne m'objectera pas qu'il Êiut aussi avoir le sexe qui nous distingue des femmes, pourceque cela ne vient point alors à propos; tout de même en disant qu'il est vraisemblable (à savoir selon la raison humaine) que le monde a, été créé tel qu'il devoit être , je ne nie point pour cela qu'il ne soit certain par la foi qu'il est parfiait. Enfin 9 pour ceux qui vous ont demandé de quel||K^ religion j'étois, s'ils avoient pris garde que j'ai écrit en la page 29 que je n'eusse pas cru me devoir contenter des opinions d'autrui un seul moment, si je ne me fusse proposé d'employer mon propre jugement à les examiner lorsqu'il seroit temps , ils verroient qu'on ne peut inférer de mon discours que les infidèles doivent demeurer en la religion de leurs parents. Je ne trouve plus rien en vos deux lettres qui ait besoin de réponse , sinon qu'il semble que vous craignez que la publication de mon premier discours ne m'engage de parole à ne point faire voir ci-après ma Physique, de quoi toutefois il ne faut point avoir peur, car je n'y promets en aucun lieu de ne le point publier pendant ma vie, mais je dis que j'ai eu cidevant dessein de la publier, que depuis, pour les raisons que j'allègue , je me suis proposé de ne le point faire pendant ma vie, et que maintenant je prends résolution de publier les traités contenus en ce volume; d'où tout de même l'on peut inférer

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que si 1^ raisons qui m'empêchent de la publier étoient changées, je pourrois prendre une autre résolutif» , sans pour cela être changeant , car $ub^ lata causa toUitur effectut. Vous dites aussi qu'on peut attribuer à vanterie ce que je dis de ma Physique , puisque je ne la donne pas ; ce qui peut avoir lieu pour ceux qui ne me connoissent point et qul*li'auront vu que mon premier discours; mais pour ceux qui verront tout le livre ou qui me connoissent , je ne crains pas qu'ils m'accusent de ce vice , non plus que de celui que vous me reprochez, de mépriser les hommes, à cause que je ne leur donne pas étourdiment ce que je ne sais pas encore s'ils veulent avoir; car enfin je n'ai parlé comme j'ai fait de ma Physique qu'afin de convier ceux qui la désireront à faire changer les causes qui m'empêchent de la publier. Derechef je vous prie de nous envoyer ou le privilège ou son refus le plus promptement qu'il sera possible , et plutôt en la façon la plus simple un jour devant, qu'en la meilleure le jour d'après. Je suis, etc.

(Lettre io4 du tome I.)

Monsieur ,

Ayant eu dernièrement l'honneur d'aller en votre con^pagnie au logis de M. de Charnassé pour lui faire offre de mon service , j'ai pensé que vous n'auriez pas désagréable que je vous priasse de lui présenter Fun des exemplaires que je vous envoie, et ensemble^ de lui en offrir encore deux autres , l'un pour le roi , et Fautre pour M. le cardinal de Richelieu, s'il lui plaît de me tant obliger que de trouver bon qu^ ce soit par son entremise que je les leur présente^ afin de leur témoigner en tout le peu que je puis ma très humble dévotion à leur service. Il est vrai que , n'ayant pas voulu ipettre mon nom en ces écrits, jen avois aucunement espéré qu'ils me dussent donner occasion de le faire dire à des personnes si hautes et si éminentes ; mais ayant reçu ces jours derniers un privilège du roi , dans lequel il a été mis, quelque soin que j'aie eu de le celer, je crois devoir faire n^aiateoant quasi le même que si

* » Forte Huyghens de Zuitlichen. Cette lettre,' de M. Descartes, est » datée da i5 juin 1637. Voyea-en les raisons dans le noaveau cahier. »

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j'avois eu dessein de le publier, et de pouvoir plus supposer qu'il soit inconnu; et pourcequ'on a ajouté quelques clauses en ce privilège que je n'ai jamais vues en d'autres livres, et qui sont beaucoup plus avantageuses pour moi que je ne mérite, bien que je ne les aie point désirées , et que je n'aie demandé qu'à être reçu au nombre des écrivains les plus vulgaires, je leur en suis tellement obligé, que je ne sais quels moyens je dois chercher pour leur faire paroître ma reconnôissance; car je ne crois pas que nous soyons seulement redevables aux grands des faveurs que nous recevons immédiatement de leurs mains^ mais aussi de toutes celles qui nous viennent de leurs ministres, tant à cause que ce sont eux qui leur en donnent le pouvoir, que principalement aussi à cause qu'ayant fait choix de telles personnes plutôt que d'autres, nous devons croire que leurs inclinations à nous obliger sont les mêmes que nous remarquons en ceux auxquels ils donnent le pouvoir de nous bien faire ; et ainsi , encore que je ne sois pas si vain que de m'imaginer que les pensées du roi ou de M. le cardinal se soient abaissées jusques à moi, ni qu'ils sachent rien du privilège que M. le chancelier m'a obligé de celer, je ne laisse pas de leur en avoir la première et la principale obligation ; et je reconnois en cela que la France est bien autrement et bien mieux gouvernée que

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n'étoit autrefois la ville d'Éphèse, en laquelle il et oit défendu d'exceller, vu qu'au contraire on y gratifie , non seulement ceux qui excellent , au rang desquels je n'ose aspirer, mais même ceux qui font quelque effort pour bien faire , encore que ce soit par des voies extraordinaires, qui est une chose de laquelle je confesse qu'on auroit eu droit de m'accuser si j'eusse vécu parmi les Éphésiens. Au reste , je ne m'excuse point envers M. de Charnassé de la liberté que je prends de l'employer en lîette occasion; car la charge d'ambassadeur qu'il a ici , le bon accueil dont il m'a obligé lorsque j'ai eu l'honneur de le voir, et la connoissance très particulière qu'il a des sciences dont j'ai traité en ces écrits, me font plutôt croire qu'il trouveroit mauvais que je m'adressasse à un autre. Et je ne doute point que ma prière ne lui soit plus agréable en lui étant adressée par une personne de votre mérite que par mes lettf^es pu par moi ; c'est pourquoi je vous donnerai , s'il vous plaît, cettç peine, ^t serai toute ma vie, etc.

LSTTR£S.

A UN RÉVÉREND PÈRE JÉSUITE ■

(Lettre a6 du tome III.) Mon RÉVIÉREND PÈRE,

Je vous suis très obligé de ce qu'il vous plaît prendre la peine de voir le livre ■ que je v^s avois envoyé , et je reçois en très bonne part la faveur que vous me promettez de me traiter en ami, bien que vous l'interprétiez que ce sera en toute rigueur ; car ne désirant rien autre chose que de connoître la vérité , j'aime beaucoup mieux la rigueur , c'est-à-dire le soin et la diligence à remarquer tout , au moins en ceux de votre sorte, que je sais n*étre portés que d'un bon zèle et n'être pas capables de commettre aucune injustice, que je ne ferois leur négligence, et je ne suis nullement pressé d'entendre votre jugement ; car j'ose me promettre qu'il me sera d'autant plus favorable qu'il viendra plus tard. Surtout je voudr ois qu'il vous plut prendre la peine d'examiner ma Géomé-

• «« Cette lettre est de M. Descartes à un jésuite ; elle n'est pas datée. » Je la date en août 1637. Voyez-en les raisons dans le nouveau cahier. >» '^ «« C'est-à-dire sa Méthode. Voyez la suite de la lettre. »>

trie : c'est une chose qui ne peut se faire que la * plume à la main , et suivant tous les calculs qui y sont , lesquels peuvent sembler d'abord difficiles, à cause qu'on n'y est pas accoutumé ; mais il ne faut que peu de jours pour cela , et si vous passez du premier livre au troisième , avant que de lire le second, vous y trouverez plus de facilité que peut-être vous ne croyez. Si j'avois des ailes pour voler comme Dédale , je voudrois m'aller rendre pour huit jours auprès de vous, afin de vous en faciliter l'entrée; mais vous vous la pourrez assez ouvrir de vous-même, et je me promets^ que vous ne plaindrez point par après le temps que vous y aurez employé. C'est un traité que je n'ai quasi composé que pendant qu'on imprimoit mes Météores, et même j'en ai inventé une partie pendant ce temps-là ; mais je n'ai pas laissé de m'y satisfaire, autant ou plus que je ne me satisfais d'ordinaire de ce que j'écris. Mon neveu est * heureux de vous avoir pour maître, et je suis , etc.

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(Lettre 27 du tcmie III.)

Monsieur,

J'ai eu beaucoup de joie et d'-admiration de voir la belle règle que vous avez trouvée pour résoudre les problèmes solides avec l'hyperbole ; je ne crois pas qu'il soit possible d'en trouver aucune plus courte ni plus belle que celle-là. Mais je n'ai pas eu moins de honte des compliments trop extraordinaires et des termes trop excédants en courtoisie dont vous avez usé en mon endroit ; obligez-moi de me traiter plus humainement une autre fois, et en sorte que Je puisse croire que ce soit à moi que vous écrivez , c'est-à-dii'e à une personne qui ne reconnoît en soi aucune qualité extraordinaire , ni qui mérite le moindre des titres que vous lui donnez , mais qui seroit bien aise de vous rendre service , et qui pour vous montrer un exemple de naïveté vous dira ici tout simplement ce qu'il juge de ce que vous lui avez envoyé. La

> Point datée. Je h^ joins à la précédente , à canse du snjet.

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règle de Fhyperbole ne sauroit être mieux qu'elle est, et je vois en tout le reste que vous êtes sans comparaison plus avancé que je n'aurois cru. J'approuve bien aussi que vous vous portiez à chercher les choses plus difficiles , comme de résoudre en nombre les équations de six dimensions , et en lignes celles de huit; mais, à cause qu'il s'y trouvera peut-être plus de difficultés que vous n'en avez prévu, je crois qu'il y faut venir par degrés, et que vous pourriez auparavant faire des règles pour résoudre les problèmes solides , avec telle section conique donnée qu'on voudra , et aussi examiner le second livre de ma Géométrie, car vous y trouverez quelque chose de la nature des lignes courbes ; et il faut prendre garde aux solutions des problèmes, qu'on ne doit jamais y employer des lignes courbes d'un genre composé que lorsqu'il est impossible de faire ce qui est requis avec des lignes de plus simple genre. J'ai aussi remarqué beaucoup d'esprit en vos considérations touchant la bataille , nonobstant que ce soit une matière où l'expérience et la prudence naturelle avec la présence de l'esprit , que perdent ceux qui ont peur dans les occasions , servent plus que les préceptes : et enfin j'ai trouvé votre style latin si beau et si net, que je n'en aurois jamais attendu de tel d'un homme de votre profession; je vous conseille de continuer à cultiver ces belles qualités, et si j'y

pois contribuer en quoi que ce soit ^ vous me ferez faveur de m'employer. Je suis , etc.

A UN RÉVÉREND PÈRE JÉSUITE

(Lettre 78 du tome II.)

Mon r:évérend père ,

Je juge bien que vous n'aurez pas retenu les noms de tous les disciples que vous aviez il y a vingt^trois ou vingt-quatre ans , lorsque vous enseigniez la philosophie à La Flèche , et que je suis du nombre de ceux qui sont eÉfacés de votre mémoire ; mais je n'ai pas cru pour cela devoir effacer de la mienne les obligations que je vous ai , ni n'ai pas perdu le désir de les reconnoître, bien que je n'aie aucime autre occasion de vous en rendre témoignage, sinon qu'ayant &it imprimer ce^ jours passés le volume que vous recevrez en cette lettre, je suis bien aise de votis l'offrir , comme un fruit qui vous appartient, et duquel vous avez jeté les premières semences en mon esprit, comme je dois aussi à ceux de votre ordre tout le peu de

' « Cette lettre est écrite le i5 juin 1637. Voyez les raisons dans le »> c&hiei , page a6. ..

connoissance que j'ai de bonnes lettres. Que si vous prenez la peine de lire ce livre , ou que vous le fassiez lire par ceux des vôtres qui en auront le plus de loisir , et qu'y ayant remarqué les fautes , qui sans doute s'y trouveront en très grand nombre , vous me veuilliez faire la faveur de m'en avertir , et ainsi de continuer encore de m'enseigner, je vous en aurai une très grande obligation j et ferai tout le mieux qui me sera possible pour les corriger suivant vos bonnes instructions. Cependant je prie Dieu qu'il vous conserve , et je serai toute ma vie , etc.

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