Tome III, p. ()5-tJ
Thèses du io juin 1640.
Henri de Roy {Regius), professeur à Utrecht, se faisait un devoir jusqu'à sa rupture avec Descartes, de lui envoj'er en manuscrit, avant de les publier, ses propres écrits ainsi que les thèses de ses disciples. Descartes les lisait avec soin, et ne manquait pas d'y apporter les corrections et additions qu'il jugeait nécessaires. Le plus important des opuscules auxquels il collabora de la sorte, est un Appendice aux thèses du 23 et 24 dçc. 1641, qui parut au commencement de 1642 ; par malheur, nous n'avons pu, malgré nos recherches, en retrouver aucun imprimé. (Voir t. III, p. 491-520.) Mais il avait aussi reçu auparavant, au mois de mai 1640, d'autres thèses, qui devaient être soutenues le 10 juin; nous ne le savions que par une lettre de lui du 24 mai, où il propose de remanier certains passages. (Tome III, p. 65-69.) O^" ^" exemplaire de ces thèses, telles qu'elles ont été publiées, vient d'être retrouvé par Cornelis de Waard, à qui nous sommes- déjà tant redevables pour cette édition. Elles remplissent sept pages d'impression, ou plutôt douze avec la couverture (titre et dédicace) et la pièce de vers qui accompagnait d'habitude ces sortes d'essais. Nous donnerons ici ces thèses en entier, comme un curieux exemple de l'influence de Descartes, dès 1640, sur l'enseignement à l'Université d'Utrecht.
Supplément. 7
Difputalio Medico-Phyfiologica
pro
Sanguinis Circulatione,
quant favente Deo Opt. Maximo,
fut prccfidio
ClariJJ'imi, DoâiJJ'tmi, ExpertiJJî inique Viri,
D. HENRI Cl DE ROY, Medicbuv Doâoris, ejufdemque
facultaiis itl ^- Botauices in aima UUraj. Acad.
Profejforis ordinarii:
Exercitii gratid
Publiée defendere conabitur
lOANNES HAYMANNUS, Zirizω-Zelandus :
Ad diem 10. lunii Jiorâ g. Matutinâ.
L'opuscule est dédié par l'auteur à un oncle qui lui tint lieu de père, Jacob Haymann, à un médecin de Middelbourg, Hermann Clyngbyl, qu'il appelle son Mécène, à Meinardus Schotanus, professeur de théologie et prédicateur à Utrecht, à Henri de Roy, son président de thèse, « Med. & Phil. D06I. prjefidi fuo plurimùm » honorando, necnon de ftudiis fuis quà publiée quà privatim plu- » rimùm merenti », enfin à son ancien maître, D. Abraham Beeckman, « Juris Licentiato, ac Fliflingani Gymnafii moderatori » indefeffo, praeceptori quondam optimè de fe merito », (frère d'Isaac Beeckman, comme nous avons vu, t. I, p. io5 et 167).
DISPUTATIO MEDICO-PHYSIOLOGICA