ARTICLE £ X L V I
De ceux qui dépendent de nous et d’autrui.
. Il faut donc entièrement rejeter l’opinion vulgaire qu’il y a hors de nous une fortune qui fait que les choses arrivent ou n’arrivent pas selon son plaisir , et savoir que tout est conduit par la Providence divine, dont le décret éternel est tellement infaillible et immuable , qu’excepté les choses que ce même décret a voulu dépendre de notre libre arbitre, nous devons penser qu’à notre égard il n’arrive rien qui ne soit nécessaire et comme fatal , en sorte que nous ne pouvons sans erreur désirer qu’il arrive d’autre façon. Mais poureeque la, plupart de nos désirs s’étendent à des choses qui ne dépendent pas toutes de nous, ni toutes d’autrui, nous devons exactement distinguer en elles ce qui ne dépend *que de nous , afin de n’étendre notre désir qu’à cela seul ; et pour le surplus , encore que