‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 222 sur 293 · L K MONO K · texte numérisé non relu

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juge que les parties sont d’autant plus grosses et se remuent d’autant moins vite à comparaison de celles du second, que font celles-ci à comparaison de celles du premier ; et même je crois que c’est assez de le concevoir comme une ou plusieurs grosses masses dont les parties n’ont que fort peu ou point du tout de mouvement qui leur fasse changer de situation à l’égard l’une de l’autre.

Que si vous trouvez étrange que, pour expliquer ces éléments , je ne me serve point des qualités qu’on nomme chaleur , froideur , humidité et sécheresse, ainsi que font les philosophes, je vous dirai que ces qualités me semblent avoir elles-mêmes besoin d’explication , et que , si je ne me trompe , non seulement ces quatre qualités, mais aussi toutes les autres, et même toutes les formes des corps inanimés, peuvent être expliquées sahs qu’il soit besoin de supposer pour cet effet aucune autre chose en leur matière que le mouvement, la grosseur, la figure et l’arrangement de ces parties; ensuite de quoi je vous pourrai facilement faire entendre pourquoi je ne reçois point d’autres éléments que ceux que j’ai décrits : car la différence qui doit être entre eux et les autres corps que les philosophes appellent mixtes ôu mêlés et composés , consiste en ce que les formes de ces corps mêlés contiennent toujours en soi quelques qualités qui se contrarient et qui se nuisent, ou du

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