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qui suffiront comme je crois pour vous faire connoître toutes les autres.
La première est que chaque partie de la matière en particulier continue toujours detre en un même état pendant que la rencontre des autres ne la contraint point de le changer : c’est-à-dire que, si elle a quelque grosseur, elle ne deviendra jamais plus petite, sinon que les autres lia divisent; si elle est ronde ou carrée, elle ne changera jamais cette figure safis que les autrès l’y contraignent; si elle est arrêtée en quelque lieu , elle n’en partira jamais que les autres ne l’en chassent ; et'si elle a une fois commencé à se mouvoir , elle continuera toujours avec une égale force jusques à ce que les autres l’arrêtent ou la retardent.
Il n’y a personne qui ne croie que cette même règle s’observe dans l’ancien monde, touchant la grosseur , la figure , le repos, et mille autres choses semblables ; mais les philosophes en ont excepté le mouvement, qui est pourtant la chose que je désire le plus expressément y comprendre. Et ne pensez pas pour cela que j’aie dessein de les contredira; le mouvement dont ils parlent est si fort différent de celui que j’y conçois , qu’il se peut aisément faire que ce qui est vrai de l’un ne le soit pas de l’autre.
Ils avouent eux-mêmes que la nature du leur est fort*peu connue; et , pour la rendre en quelque fa-