CHAPITRE xm. 3o
vide entre G et F, s’il njgn venoit d’autres d’ailleurs pour le remplir. Et, en troisième lieu, que celles qui sont au-dessous de ce cercle, mais qui ne sont pas comprises entre les lignes AF, DG, comme * celles qui sont vers II et vers K, ne tendent aussi aucunement a s avancer vers cet espace E pour le remplir, encore que l’inclination qu’elles ont à s’éloigner du point S les y dispose en quelque sorte; ainsi que la pesanteur d’une pierre la dispose, non seulement à descendre tout droit en l’air libre, mais aussi à rouler de travers sur le penchant d’une montagne, en cas qu’elle ne puisse descendre d’autre façon.
Or la raison qui les empêche de tendre vers cet espace est que tous les mouvements se continuent autant qu’il est possible en ligne droite; et par conséquent que lorsque la nature a plusieurs voies pour parvenir à un même effet, elle suit toujours infailliblement la plus courte ; car si les parties du second élément qui sont, par exemple, vers R, *• s’avançoient vers E, toutes celles qui sont plus proches qu’elles du soleil s'avanceraient aussi au même instant vers le lieu qu’elles quitteroient , et ainsi l’effet de leur mouvement ne seroit autre, sinon que l’espace E se remplirait, et qu’il y en, aurait un autre d’égale grandeur en la circonférence ABCD, qui deviendrait vide en même temps.
Mais il est manifeste que ce même effet peut suivre
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beaucoup mieux , si celles qui sont entre les lignes AF , DG , slavaucent tout droit vers E ; et par conséquent "que , lorsqu’il n’y a rien qui en empêche celles-ci , les autres n’y tendent point du tout : non plus qu’une pierre ne tend jamais à descendre obliquement, vers le centre de la terre, lorsqu’elle y peut descendre en ligne droite.
Enfin , considérez que toutes les parties du second élément qui sont entre les lignes AF, DG, doivent s’avancer ensemble vers cet espace E , polir le remplir au même instant qu’il est vide. Car, encore qu’il n’y ait que l’inclination qu’elles ont à s’éloigner du points qui les y porte , et que cette inclination fasse que celles qui sont entre les lignes BF, CG, tendent plus directement vers là que celles qui restent entre les lignes AF, BF, et DG, CG , vous verrez néanmoins que ces dernières ne laissent pas detre aussi disposées que les autres à y aller, si vous prenez garde à l’effet qui doit • suivre de leur mouvement, qui n’est autre sinon, comme j’ai dit tout maintenant, que l’espace E se remplissent qu’il y en ait un autre d’égale grandeur en la circonférence ABCD qui devienne vide en même temps. Car pour le changement de situation qui leur arrivedans les autres lieux qu’elles remplissoient auparavant, ef qui en demeurent après encore pleins, il n’est aucunement considérable, d’autant qu’elles doivent être supposées si égales et