CHAPITRE. XIII. . OO
si pareilles en tout les unes aux autres , qu’il n’importe de quelles parties chacun de ces lieux soit rempli. Remarquez néanmoins qu’on ne doit pas conclure de ceci qu’elles soient toutes égales, mais seulement que les mouvements dont leur inégalité peut être cause n’appartiennent point à l’action dont nous parlons.
Or il 11’y a point de plus-court moyen pour flSire qu’une partie de l’espace E se remplissant, celui par exemple qui est vers D devienne vide, que si toutes les parties de la matière qui se trouvent en la ligne droite DG, DE , s’avancent ensemble vers E : car s’il n’y àvoit que celles qui sont entre les lignes * BF, CG, qui s’avançassent les premières vers cet espace E, elles en laisseroient un autre au-dessous d’elles vers Y, dans lequel devroient venir celles «pii sont vers D; en sorte que le même effet qui peut être produit par le mouvement de la matière qui est en la ligne droite DG, ou DE , le seroit par le mouvement de celle qui est en la ligne courbe , DVE ; ce qui est contraire aux lois de la nature.
Mais si vous trouvez ici quelque difficulté à comprendre comment les parties du second élément qui sont entre les ligpes AF, DG peuvent s’avancef toutes ensemble vers E', sur ce qu’payant plus de distance entre A et Dqu’entre F et G, l’espace où elles doivent entrer pour s’avancer
ainsi est plus étroit que celui d’où elles doivent
LE monde.
3o8 • LE- MONDE. ‘r .
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sortir , considérez que l’action par laquelle elles
tendent à s'éloigner du centre de leur ciel ne les ° | oblige point à toucher celles de leurs voisines qui
sont à pareille distance qu’elles de ce centre, mais seulement à toucher celles qui en sont d’un degré plus éloignées. Ainsi que la pesanteur des petites boules 1,2, 3, 4, 5 1 n’oblige point celles qui sont marquées d’un même chiffre à s’entre-toucher, mais seulement oblige celles qui sont marquées i ou îo à s’appuyer sur celles qui sont marquées a ou 20, et celles-ci sur celles qui sont marquées 3 ou 3o, et ainsi de suite : en sorte que ces petites boules peuvent bien n être pas seulement arrangées comme vous les voyez en cette septième figure, mais aussi comme elles sont en la huit et neuvième, et en mille autres diverses façons.
• V; Jt H
Puis considérez que ces parties du second élément se remuant séparément les unes des autres3, ainsi qu’il a été dit ci-dessus qu’elles doivent faire , ne peuvent jamais être arrangées comme les boules de la septième figure ; et toutefois qu’il n’y a qiie cette seule façon en laquelle la difficulté proposée puisse avoir quelque lieu: car on ne sauroit supposer si peu d’intervalle entre celles de ces parties qui sont à pareille distance du centre de leur ciel , que cela ne suffise pour con-
* Voyez planche II , fignre 7.
• Voyez planche II , fignre 8.