RÉPONSE A LA LETTRE I
m!estime très obligé de ce que les écrits que j’ai publiés ont été favorablement reçus de plusieurs. * Et que je ne vous ai ci-devant refusé ce que j’avois écrit des passiôns qu’afin de n’être point obligé de le faire voir à quelques autres qui n’en eussent pas fait leur profit. Car, d’autant que je ne l’avois composé que pour être lu par une princesse dont l’esprit est tellement au-dessus du commun qu’elle cohçoit sans aucune peine ce qui semble être le plus difficile à nos docteurs , je ne m’étois arrêté à y expliquer que ce que je pensois être nouveau. Et, afin que vous ne doutiez pas de mon dire, je vous promets de revoir cet écrit des passions , et d’y ajouter ce que je jugerai être nécessaire pour le rendre plus intelligible, et qu’après cela je vous l’enverrai pour en faire ce qu’il vous plaira. Car je suis', etc.
D’Egmont , le 4 décembre 1648.