VI. «J)e plus quel mouvement, etc
Réponse. Vons imaginez toujours des contrariétés 04 il n’y en a*point/et j’ai jissez fait entendre, en plusieurs endroits, que la rriatière subtile peut ' être ÿgitee eh toutes façons, mais qu’il n’ÿ a que. la seule façon de se-çaouvoir, ou de tendre à \e mouvoir , quelle reçoit des corps lumineux, et qu’elle transmet 3e tous côtés en ligne droite depuis ces corps j,usques aux objets qui eii sont illuminés , qui nous donne le senfiment de la lumière, et que, pour l’actioif ou l’inclinatioi! au mouvement circulaire qui est en ses parties , elle cause
LETTRES
le sentiment des couleurs. Quant à ce que vous citez du nombre i* 3 , que la boule commence seulement à tournoyer rencontrant la superficie de l’eau, je réponds qiie ce mot seulement ne se rapporter à aucun endroit de mes écrits, sinon à celui de la page" 2 5 ^ où je n’ai point entendu parler des parties de la matière subtile. Puis^, à ce que vous dites, que donnant à cette matière le mouvement rectiligne de l’airSen l’eau , il faudroit aussi lui donner en l’air de plus haut, et ainsi à l’infini, ou bien concéder quelle sort des corps lumineux , je réponds que son action ne doit point venir de plus haut à l’infini, et qu’elle cônmifence aux corps lumineux, desquels toutefois cette matière ne sort non plus que le bâton d’1111 aveugle sort des objets* dont il lui fait avoir le sentiment. Et touf ce que vous disputez ensuite fait po.ur moi , excepté seulement ce que vous semble/ vouloir dire à la fin-, que si la lumière' est un mouvement çlle ne sè peut donc transmettre en un instant; à quoi je réponds que bien qu’il soit èertain qu’aucun mouvement ne se peut faire qn un instant, on peut
dire toutefois qu’il se transmet en un instant, "lors-
X ^ ^ que chacune de ses parties est aussitôt en un lieu
qu’en l’autre, comme lorsque les deux bouts d’un
bâton se meuvent ensemble.
« Je serois trop long si , etc. »