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lant en bas par sa subtilité «t pesanteur d’un espace en l’autre sans être arrêté. Mais si ce sable étoit jeté sur un boisseau de millet, il n’entreroit pas un demi-doigt depais dans ce millet, bien qu’un grain de ce sable ne soit pas la centième partie d’un grain de millet. La seconde , parceque , encore qu’on ne prenne point le mot droit plus â la rigûeur que vous le prenez en la page 8 , ligne 2 , toujours n’y trouverez-vous pas votre compte ; car voici ce que vous dites un peu plus bas en cette page , ligne 1 7 : Au reste, ces rayons doivent être ainsi toujours imaginés exactement droits , lorsqu’ils ne passent que par tin seul corps transparent qui est partout égal à soi-même; mais lorsqu’ils rencontrent quelques autres corps., ils sont sujets d’être détournés par eux. Sur quoi je dis que nous pouvons supposer un verre ou cristal si pur, qu’il soit partout égal à lui-même , ou bien quelque partie de l’éther ou de l’air très pur. Et sur cette hypothèse, laquelle ne se peut refuser, les pores, selon vous, seront exactement droits , et par conséquent ma conclusion tiendra, à savoir qu’ils ne pourront être droits en tous sens , ou qu’il n’y aura rien de solide dans le verre, dans l’air ou dans l’éther. C’est pourquoi il me semble que cette seule objection détruit entièrement l’hypothèse de la matière subtile et de ses pores , bien que la suivante ne lui soit guère plus favorable.
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Sur le IX e . « La coutume qu’on a de remar-
» quer , etc. »
Réplique. Bien qu’il semble que par les trous de divers tuyaux en la boule AGB on se peut sauver de mon objection , parceque la matière qui est au centre Eest liquide et divisible en parties , néanmoins il y a line certaine partie d’icelle laquelle est en telle égalité au respect des trois tuyaux AC, BD, FG,et des trois souffleurs que je suppose souffler également par les trous A , B , F, qu’il n’y aura aucune raison quelle soit plus divisée étant poussée également par chaque tuyau , ni quelle soit mue plutôt vers D que vers G ou vers C. Mais pour vider la difficulté plus clairement, ne supposons qu’un seul tuyau AC et deux souffleurs égaux , l’un en A et l’autre en C , il est certain que la matière centrale E ne bougera de sa place , ou qu’en même temps elle sera en divers lieux ^ et néanmoins si A et C étoient deux corps lucides, C devroit pousser E vers A , et A le devroit aussi en même instant pousser vers C, selon votre doctrine': car si en A et C étoient appliqués deux yeux de deux chats qui sont lucides, l’œil C verroit l’œil A, et l’œil A verroit l’œil C en même instant ; et par conséquent la même matière subtile seroit mue en même instant vers deux côtés opposés , ce que toutefois vous confessez impossible par votre réponse.
Je pourrois encore vous proposer plusieurs au-
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très belles difficultés sur ce sujet , lesquelles répugnent grandement, ce me semble, à l’hypothèse de la matière subtile : mais en voilà assez pour moi, jusques à ce que votre lumière me paroisse plus claire; peut-être que d’autres vous les proposeront; et tout cela ne peut que servira la perfection de votre dessein, et à bien établir les principes de votre nouvelle physique. Au reste, je plains grandement le temps que vous avez employé à répondre à toutes mes objections ; ni elles ni leur auteur ne méritoient pas cet honneur d’une personne de si grand mérite que vous, c’est pourquoi je serois bien marri d’en plus abuser , et vous importuner d’une seconde réponse à mes répliques, mon dessein n’ayant été que de servir, par ma déroute, à un plus grand éclaircissement de votre doctrine de la lumière. Si donc vous êtes en dessein de faire imprimer votre réponse à mes objections, usez-en tout ainsi qu’il vous plaira. Vous ne manquez ni d’esprit ni de courage pour reconnoître celles qui sont les plus fortes, et pour les attaquer même jusques dans les retranchements qu’elles se sont faits dans mes répliques ; d’où , si vous les pouvez débusquer, je serai le premier à m’en réjouir, vous désirant une victoire qui me rende vainqueur de mon ignorance, et qui m’oblige ainsi à confirmer les vœux que je fais, d’être toute ma vie , etc.
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J’ai oublié à vous dire que je pense avoir découvert, par hasard, votre matière subtile, et son mouvement par le trou’ et la fente d’une fenêtre expCfeée au soleil , à l’entour desquels se fait un certain bouillonnement lumineux d’air ^ où vous voyez voltiger une matière subtile : mais je crois pouvoir rendre bonne raison de cet effet par mes hypothèses de la lumière, et que cela n’arriveroit pas en un air pur. Je suis , etc.